
L’avion-cargo de la compagnie Tracep Congo Aviation, porté disparu depuis vendredi alors qu’il assurait une liaison entre Beni et le territoire de Shabunda, a été retrouvé écrasé dans une zone forestière du territoire de Walikale, au Nord-Kivu. Le drame a coûté la vie au commandant de bord, tandis que le copilote a été retrouvé vivant après plusieurs jours de recherches.
L’appareil, un LET L-410 exploité par Tracep Congo Aviation, avait décollé de l’aéroport de Mavivi, à Beni, vendredi à 12h36, avec près de deux tonnes de marchandises destinées à Kachungu, dans le territoire de Shabunda, au Sud-Kivu. Peu après son départ, le contact avec l’équipage avait été perdu, déclenchant des opérations de recherche.
Selon des informations rapportées par plusieurs sources concordantes, l’avion a finalement été localisé dimanche dans la zone de Kamaninge, près du village de Buruko, en territoire de Walikale. Les secours y ont découvert l’épave de l’appareil dans une région forestière difficile d’accès.
Avant la perte de contact, le commandant de bord avait signalé une panne sur l’un des deux moteurs de l’appareil et indiqué son intention de dérouter le vol vers l’aérodrome de Walikale. Quelques instants plus tard, toute communication radio avec l’équipage avait cessé, laissant planer l’incertitude sur le sort de l’avion.
Les recherches, engagées dès le signalement de la disparition, ont permis de retrouver le copilote vivant sur le site du crash. En revanche, le commandant de bord n’a pas survécu à l’accident, selon des sources de la compagnie aérienne et des autorités locales.
À Shabunda, où l’appareil était attendu, les autorités locales ont confirmé que le vol n’était jamais arrivé à destination. Elles ont également indiqué que l’équipage avait signalé une panne moteur environ vingt minutes après le décollage avant de devenir injoignable.
Ce nouvel accident remet en lumière les défis auxquels fait face le transport aérien dans plusieurs régions de la République démocratique du Congo. Les longues distances, le relief accidenté, les vastes zones forestières ainsi que les infrastructures limitées compliquent souvent les opérations de secours lorsqu’un aéronef disparaît des radars ou perd le contact avec les services de navigation aérienne.
Les circonstances exactes du crash restent à établir. Les autorités compétentes devraient ouvrir une enquête afin de déterminer les causes de l’accident et d’évaluer si la panne moteur signalée par l’équipage est à l’origine du drame. En attendant les conclusions officielles, les pensées se tournent vers la famille du pilote décédé, tandis que le copilote bénéficie d’une prise en charge après avoir survécu à cette tragédie aérienne.
