26 juillet 2026
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Un incendie s’est déclaré ce dimanche 26 juillet au bloc des malades de la prison centrale de la Kasapa, à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. Le sinistre, rapidement maîtrisé par les services anti-incendie, a suscité une vive inquiétude en raison du nombre important de détenus hébergés dans ce bâtiment, alors qu’aucun bilan officiel n’a encore été communiqué.

Les circonstances de l’incendie restent, à ce stade, inconnues. Selon les premières informations, le feu s’est déclaré dans un bâtiment en cours de réhabilitation, utilisé pour accueillir des détenus nécessitant une prise en charge médicale.

Joint sur cet incident, le président de l’organisation de défense des droits humains Justicia ASBL, Timothée Mbuya, a indiqué que le bloc sinistré hébergeait près de 300 prisonniers.

« C’est un bloc qui était en réhabilitation qui a pris feu aujourd’hui. Il y avait en principe 300 prisonniers », a-t-il déclaré.

D’après la même source, il s’agit du bloc réservé aux détenus malades. Si les flammes ont pu être maîtrisées grâce à l’intervention du service anti-incendie de la mairie de Lubumbashi, les autorités pénitentiaires n’avaient pas encore publié, au moment de la rédaction de cet article, un bilan officiel faisant état d’éventuels morts, blessés ou personnes intoxiquées.

Cet incendie remet en lumière les difficultés auxquelles fait face la prison centrale de la Kasapa, l’un des plus importants établissements pénitentiaires de la République démocratique du Congo. Construite pour accueillir un effectif bien inférieur à celui enregistré aujourd’hui, elle abriterait plus de 3 000 détenus, selon les estimations de Justicia ASBL.

Cette surpopulation chronique entraîne une forte promiscuité et exerce une pression constante sur les infrastructures pénitentiaires. Elle complique également l’accès aux soins de santé, fragilise les conditions de détention et accroît les risques d’incidents, notamment dans les bâtiments anciens ou en réhabilitation.

Depuis plusieurs années, les organisations de défense des droits humains alertent sur la vétusté des installations de la prison de la Kasapa, le manque d’entretien des infrastructures ainsi que l’insuffisance des ressources mises à la disposition de l’administration pénitentiaire. Elles estiment que ces difficultés exposent davantage les détenus et le personnel à des situations d’urgence.

En attendant les conclusions de l’enquête qui devrait déterminer l’origine exacte du sinistre, les autorités sont appelées à communiquer sur l’état des détenus concernés et sur les mesures prises pour garantir leur sécurité. Cet incident relance également le débat sur l’amélioration des conditions de détention dans les prisons congolaises, où la surpopulation et le vieillissement des infrastructures demeurent des défis majeurs.

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