
Le gouvernement congolais a apporté de nouvelles précisions sur les modalités d’obtention du passeport biométrique, notamment en ce qui concerne son coût, les délais de délivrance et la procédure à suivre. Dans un communiqué consulté par la rédaction de YOKA INFOS ce dimanche 26 juillet 2026, le ministère des Affaires étrangères affirme vouloir dissiper les incompréhensions qui persistent autour de cette réforme.
Face aux nombreuses interrogations exprimées par les citoyens depuis le lancement du nouveau passeport biométrique, le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et de la Diaspora congolaise a publié une mise au point détaillée afin de clarifier les conditions d’obtention de ce document de voyage.
Dans ce communiqué daté du 26 juillet 2026 et consulté par la rédaction de YOKA INFOS, le ministère rappelle que le nouveau passeport congolais répond aux standards internationaux en matière de sécurité et comporte un nombre de pages plus important que l’ancien modèle. Il souligne également que son prix a été revu à la baisse afin de le rendre plus accessible.
« Son coût a été substantiellement revu à la baisse, passant de 99 USD à 75 USD, dans un souci d’accessibilité pour nos compatriotes », peut-on lire dans le communiqué.
Le gouvernement précise par ailleurs que l’ensemble de la procédure est désormais entièrement dématérialisé. Les demandes doivent être introduites en ligne, avant d’être accompagnées d’un paiement sécurisé effectué soit par carte bancaire, soit via un service de mobile money.

Selon le ministère, une fois la demande correctement enregistrée et le paiement validé, le délai officiel de délivrance ne dépasse pas quinze jours, à condition que le demandeur dispose déjà de son Numéro d’Identification Fiscale (NIF).
« Une fois la demande régulièrement souscrite et le paiement validé, le délai officiel de délivrance ne dépasse pas quinze (15) jours, pour autant que le Numéro d’Identification Fiscale (NIF) ait été préalablement obtenu », précise le document.
Le ministère tient également à distinguer clairement la procédure d’obtention du passeport de celle du NIF. Il explique que ce numéro fiscal relève d’une réforme conduite par le ministère des Finances et délivrée par la Direction générale des impôts (DGI), généralement dans un délai compris entre 24 et 48 heures. Son obtention n’est pas incluse dans le délai de fabrication du passeport.
Réagissant aux informations faisant état de retards importants, les autorités assurent qu’aucun dépassement systématique du délai de quinze jours n’a été constaté pour les demandes introduites conformément à la procédure.
« Il n’a jamais été constaté que l’obtention du nouveau passeport dépasse les quinze (15) jours pour toute demande régulièrement souscrite en ligne et dont le paiement est effectué selon les modalités indiquées », insiste le ministère.
Le communiqué reconnaît toutefois que certains retards isolés ont pu être enregistrés, les attribuant principalement à la phase d’adaptation des usagers au nouveau système entièrement numérisé.
Le ministère revient également sur la période de transition ayant suivi le lancement officiel du nouveau passeport, le 5 juin 2025. Il explique avoir hérité de nombreuses anciennes demandes issues de l’ancien système, lesquelles ont dû être converties vers la nouvelle plateforme. Cette opération exceptionnelle a permis, selon les autorités, de produire 111 905 nouveaux passeports avant la clôture définitive de cette phase en janvier 2026.
À travers cette mise au point, le gouvernement réaffirme que toute demande introduite à partir de 2026 et respectant la procédure officielle est soumise à un délai normal de quinze jours, sans tenir compte du temps nécessaire à l’obtention du NIF.
Le ministère des Affaires étrangères invite les Congolais à privilégier les canaux officiels pour toute information relative au nouveau passeport biométrique. Les autorités estiment que cette réforme constitue une avancée importante dans la modernisation des documents de voyage de la République démocratique du Congo, en mettant l’accent sur la sécurité, l’accessibilité et la conformité aux normes internationales.
Par : Abdoul ULAFIA
