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21 juillet 2026
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L’Union de Développement de Basoko (UDEBA) a saisi, ce lundi 20 juillet 2026, l’Assemblée provinciale de la Tshopo pour dénoncer ce qu’elle qualifie d’exploitation forestière illégale dans la chefferie de Yaliwasa, territoire de Basoko. L’organisation attribue ces activités à la société Forestière pour le développement du Congo (FODECO) et appelle les autorités à intervenir afin de faire respecter la législation en vigueur.

Reçue par le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Dr Mateus Kanga Londimo, une délégation de l’UDEBA, conduite par son président du conseil d’administration, le professeur Antoine Modia Owadjo, est venue exposer les préoccupations de la population de Basoko face à la poursuite des activités forestières qu’elle juge irrégulières.

Selon les responsables de l’organisation, la concession forestière de FODECO, une société de droit chinois, aurait été résiliée depuis 2016. Malgré cette décision, l’entreprise poursuivrait ses opérations dans plusieurs localités qui, d’après l’UDEBA, ne faisaient pas partie du périmètre initial de la concession, notamment les groupements Wina Wina, Onduka-Opandu, Gbakulu et Mohonge.

Au-delà de la question foncière, la délégation a attiré l’attention sur les conséquences environnementales de cette situation. Elle évoque une dégradation progressive des ressources forestières et cite notamment l’abattage récent d’un léopard, espèce intégralement protégée en République démocratique du Congo, comme illustration des menaces qui pèseraient sur la biodiversité locale.

Les représentants de l’UDEBA affirment avoir déjà interpellé plusieurs autorités compétentes sans obtenir de solution durable. Ils ont ainsi plaidé pour une intervention rapide des institutions provinciales afin de faire respecter la législation forestière, de préserver le patrimoine environnemental et de garantir les droits des communautés riveraines.

En réaction, le président de l’Assemblée provinciale, Dr Mateus Kanga Londimo, a indiqué que le dossier serait transmis aux experts de l’institution pour une analyse approfondie. Il a également annoncé la saisine de la commission permanente chargée de l’environnement, laquelle sera appelée à effectuer une mission de contrôle parlementaire dans la zone concernée.

Le président de l’organe délibérant a assuré que l’Assemblée provinciale suivra cette affaire avec toute l’attention requise, dans le respect de ses prérogatives constitutionnelles de contrôle de l’action publique.

Cette démarche intervient dans un contexte où les questions liées à la gestion durable des ressources forestières occupent une place croissante dans le débat public en RDC. Les conclusions de la mission parlementaire annoncée pourraient permettre d’établir les faits, d’évaluer la conformité des activités dénoncées avec la législation en vigueur et, le cas échéant, d’orienter les décisions que prendront les autorités compétentes.

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