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18 juin 2026
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L’Assemblée provinciale de la Tshopo a auditionné, ce mercredi 17 juin 2026, le ministre provincial des Finances, Patrick Valencio, dans le cadre d’une question orale avec débat initiée par le député Héritier Likaka. Au cœur des échanges : la mobilisation des recettes, la gestion des finances provinciales et plusieurs dossiers jugés sensibles par les élus.

Réunis en séance plénière à Kisangani, les députés provinciaux de la Tshopo ont consacré une partie de leurs travaux à l’examen d’une question orale avec débat adressée au ministre provincial des Finances, Budget, Économie et Investissements, Patrick Valencio.

Initiée par le député provincial Héritier Likaka, cette démarche de contrôle parlementaire visait à obtenir des éclaircissements sur l’état des finances publiques provinciales ainsi que sur plusieurs mécanismes de mobilisation des recettes.

Dans son exposé, l’élu a rappelé que le contrôle de l’action gouvernementale constitue l’une des missions essentielles de l’Assemblée provinciale. Il a ainsi soumis plus d’une vingtaine de préoccupations portant notamment sur les recettes provinciales, les contrats de partenariat conclus avec certaines entreprises, la gestion des taxes et la situation générale du trésor provincial.

Face aux élus, Patrick Valencio a salué l’initiative qu’il a qualifiée d’« exercice démocratique normal », estimant que la redevabilité demeure une obligation pour tout membre du gouvernement.

« Cette démarche nous offre l’occasion de partager des informations avec les élus du peuple et d’apporter les clarifications nécessaires sur les préoccupations soulevées », a-t-il déclaré.

Au cours de son intervention, le ministre a indiqué que les finances de la province reposent essentiellement sur les recettes propres, les rétrocessions du pouvoir central ainsi que différents engagements financiers de la province. Il a également évoqué plusieurs difficultés héritées des années précédentes, notamment la faible mobilisation des recettes, les insuffisances dans les mécanismes de contrôle et les problèmes de traçabilité de certaines ressources.

Selon lui, plusieurs réformes ont été engagées afin d’améliorer la gouvernance financière, notamment l’assainissement du fichier des contribuables, le renforcement du contrôle interne et la restructuration des régies financières provinciales.

Les échanges ont ensuite été enrichis par les interventions de plusieurs députés provinciaux. Parmi eux, Senold Tandia a insisté sur la nécessité de renforcer la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, tout en appelant à davantage de transparence dans l’octroi des exonérations et exemptions accordées à certains contribuables.

Au terme de la séance, plusieurs questions complémentaires ont été adressées au ministre, qui a sollicité un délai pour réunir certaines informations techniques avant de revenir devant la représentation provinciale avec des réponses plus détaillées.

Interrogé après la plénière, l’initiateur de la question orale avec débat, Héritier Likaka, a salué la disponibilité du ministre tout en réservant son appréciation finale.

« Je félicite le ministre des Finances pour avoir répondu à l’invitation de l’Assemblée provinciale. Toutefois, il reste encore les répliques et les réponses aux préoccupations soulevées. Je me réserve donc de tirer mes conclusions à l’issue de tout le processus », a-t-il déclaré.

Cette audition s’inscrit dans le cadre de la mission constitutionnelle de contrôle parlementaire exercée par l’Assemblée provinciale sur l’action du gouvernement. Elle témoigne également de la volonté des élus de suivre de près la gestion des ressources publiques dans une province confrontée à d’importants défis de développement.

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