
L’ancien vice-Premier ministre José Makila Sumanda a défendu son rapprochement avec l’ancien président Joseph Kabila, affirmant que cette convergence repose sur des principes républicains plutôt que sur des intérêts personnels. Face aux critiques, il assure rester fidèle à son engagement en faveur de la Constitution et de la défense de la République.
Le débat autour du rapprochement entre certaines figures de l’opposition congolaise et l’ancien président Joseph Kabila continue d’alimenter la scène politique nationale. Jeudi 18 juin 2026, José Makila Sumanda est revenu sur cette question lors d’un échange organisé sur le réseau social X, au cours duquel il a tenu à clarifier sa position face aux nombreuses interrogations suscitées par son évolution politique.
Ancien vice-Premier ministre et figure connue de la classe politique congolaise, José Makila a rejeté les accusations d’opportunisme formulées à son encontre depuis l’annonce de son rapprochement avec l’ancien chef de l’État. Selon lui, cette nouvelle proximité ne résulte ni d’un calcul politique ni de la recherche d’avantages personnels.
« Qu’est-ce que je peux avoir comme intérêt aujourd’hui auprès de Kabila ? Kabila n’a plus le stylo pour nommer quelqu’un. Ce qui a changé, c’est que la vision de Kabila et la mienne se rencontrent. Nous défendons la République. Nous ne voulons pas que la République soit embourbée dans ce qu’on appelle le retour à une République bananière », a-t-il déclaré.
Cette prise de position intervient alors que plusieurs observateurs rappellent les critiques formulées par José Makila contre Joseph Kabila par le passé. L’ancien vice-Premier ministre avait notamment dénoncé certains aspects de la gouvernance sous le régime précédent. Aujourd’hui, il estime toutefois que les circonstances ont évolué et que certaines préoccupations communes justifient un rapprochement.
Pour l’opposant, la cohérence de son parcours politique réside dans son attachement aux principes constitutionnels plutôt que dans les alliances circonstancielles.
« Hier, face à Kabila, j’ai défendu la Constitution. Aujourd’hui, face à la mauvaise gouvernance, je défends la Constitution. Je préfère être jugé sur ma fidélité à mes convictions que sur les étiquettes qu’on cherche à me coller », a soutenu José Makila.
Ces déclarations interviennent dans un contexte politique marqué par une recomposition progressive des alliances à l’approche de nouvelles échéances nationales. Les débats autour de la gouvernance, de la situation sécuritaire dans l’Est du pays et du respect des principes démocratiques alimentent régulièrement les prises de position des acteurs politiques.
Pour ses partisans, José Makila fait preuve de constance en privilégiant ce qu’il considère comme l’intérêt supérieur de la nation. Ses détracteurs, en revanche, continuent de voir dans ce rapprochement un revirement politique difficile à concilier avec ses déclarations passées.
Quoi qu’il en soit, cette sortie publique confirme que les dynamiques politiques congolaises demeurent en pleine évolution. Elle témoigne également des tensions persistantes autour des questions de gouvernance et du rôle que continuent de jouer les anciennes figures du pouvoir dans le débat public national.
