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18 juin 2026
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Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a engagé des démarches pour faire la lumière sur les incidents survenus lors de la manifestation de l’opposition organisée le 12 juin dernier à Kinshasa. Les organisateurs de la marche ainsi que plusieurs acteurs impliqués dans le processus de dialogue national sont appelés à fournir les informations dont ils disposent afin d’éclairer les circonstances de ces événements.

Le gouvernement congolais veut établir les responsabilités après les violences enregistrées lors de la manifestation de l’opposition du 12 juin aux abords du Palais du Peuple à Kinshasa.

Dans une correspondance datée du mercredi 17 juin 2026, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a saisi les présidents de l’ECiDé, de l’Alliance pour le Changement (A.Ch), d’Envol et d’Ensemble pour la République, formations politiques à l’origine de cette mobilisation. Le président du Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA) ainsi que la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) ont également été sollicités.

Selon les informations communiquées par le ministère, ces différentes personnalités sont invitées à transmettre aux autorités judiciaires tous les éléments dont elles disposent sur le déroulement de la manifestation et les incidents qui l’ont marquée.

Cette marche de l’opposition, organisée dans la capitale congolaise, avait dégénéré en affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. Le bilan provisoire faisait état d’une vingtaine de blessés parmi les participants et les policiers déployés pour encadrer l’événement.

Parallèlement à cette démarche, le ministre de la Justice a donné injonction au procureur compétent d’ouvrir une enquête afin de déterminer les circonstances exactes des violences et d’identifier les éventuels responsables.

Cette initiative intervient dans un contexte politique marqué par des tensions récurrentes autour de l’organisation des manifestations publiques. Les autorités affirment vouloir privilégier une approche fondée sur les faits afin de permettre à la justice de travailler en toute indépendance.

Au-delà des responsabilités individuelles, les incidents du 12 juin relancent le débat sur les mécanismes d’encadrement et de sécurisation des manifestations politiques en République démocratique du Congo. Plusieurs observateurs estiment que la recherche de la vérité sur ces événements pourrait contribuer à prévenir de nouveaux débordements à l’avenir.

Les conclusions de l’enquête annoncée sont désormais attendues pour établir les faits et situer les responsabilités dans cette affaire qui continue d’alimenter les débats au sein de la classe politique congolaise.

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