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22 juillet 2026
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Dans une lettre adressée au maire de la ville de Beni et parvenue à la rédaction de YOKA INFOS ce mercredi 22 juillet 2026, un citoyen congolais tire la sonnette d’alarme sur les conditions de vie des enfants de militaires déplacés installés dans la ville. Il appelle les autorités à prendre des mesures urgentes face à une situation qu’il juge préoccupante tant sur le plan social que sécuritaire.

Dans cette correspondance datée du 21 juillet 2026, Azarias Mokonzi interpelle le maire de Beni sur le sort des familles de militaires ayant fui les violences dans la région de Goma et ses environs pour trouver refuge dans cette partie du Nord-Kivu. Selon lui, plusieurs de ces familles vivent aujourd’hui dans une grande précarité, faute d’une prise en charge adaptée de la part des pouvoirs publics.

L’auteur de la lettre affirme que cette situation affecte particulièrement les enfants, dont certains auraient été contraints de vivre dans la rue et de recourir à la mendicité pour survivre.

« Abandonnés à leur triste sort, certains de ces dépendants de militaires se sont tournés vers la mendicité (…). Livrés à eux-mêmes, les enfants sont devenus des mendiants de rue », peut-on lire dans cette correspondance consultée par YOKA INFOS.

Au-delà de la précarité, le signataire évoque une dégradation des conditions de vie de ces mineurs. Il soutient que plusieurs d’entre eux seraient désormais exposés à la consommation de substances toxiques, notamment dans certains quartiers de la ville, ce qui, selon lui, accentue leur vulnérabilité.

L’auteur estime que cette réalité pourrait, à terme, constituer un défi sécuritaire pour la ville si aucune intervention n’est engagée.

« Cette situation n’a pas seulement un impact social dévastateur ; elle constitue à terme un défi sécuritaire majeur. Ces enfants, privés de repères et d’espérance, représentent une véritable bombe à retardement pour notre région », écrit-il dans sa lettre.

À travers son plaidoyer, Azarias Mokonzi demande au maire de Beni de mettre en place des mesures préventives et une prise en charge adaptée afin de protéger ces enfants et de favoriser leur réinsertion. Il estime qu’un accompagnement approprié leur permettrait de contribuer au développement du pays plutôt que de sombrer dans la délinquance.

Cette correspondance intervient dans un contexte marqué par les déplacements de populations provoqués par l’insécurité persistante dans l’est de la République démocratique du Congo. Les familles de militaires, comme de nombreux autres déplacés, continuent de faire face à d’importants défis liés au logement, à la protection des enfants et à l’accès aux services sociaux de base.

À ce stade, les autorités de la ville de Beni n’ont pas encore réagi publiquement au contenu de cette lettre. Les préoccupations soulevées par son auteur pourraient toutefois alimenter le débat sur la prise en charge des personnes déplacées et la protection des enfants en situation de grande vulnérabilité dans la région.

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