
À quelques jours du début de la session ordinaire de l’Examen d’État 2025-2026, des élèves finalistes ont été victimes d’un pillage armé dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu. L’incident, survenu sur l’axe Iseya-Kilambo, relance les inquiétudes sur les conditions de sécurité dans lesquelles certains candidats sont contraints de rejoindre leurs centres de passation.
L’insécurité continue de perturber le quotidien des populations dans plusieurs zones du Nord-Kivu, y compris celui des élèves engagés dans la préparation de l’Examen d’État. Vendredi 19 juin 2026, des candidats qui se rendaient aux centres de passation de Ntoto et de Byungu ont été dépouillés de leurs biens par des hommes armés sur l’axe routier Iseya-Kilambo, dans le groupement Bafuna, secteur des Wanianga, en territoire de Walikale.
Selon des sources administratives locales, les victimes ont été interceptées en cours de route par des hommes armés assimilés à des éléments Wazalendo. Ces derniers leur auraient ravi de l’argent, des effets personnels ainsi que plusieurs objets destinés à leur séjour durant la période des épreuves.
Malgré ce traumatisme, les élèves ont été autorisés à poursuivre leur voyage vers leurs centres d’examen. Aucun bilan faisant état de blessés n’a été communiqué à ce stade.
Cet incident intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant dans cette partie de la province. Quelques jours auparavant, de violents affrontements avaient opposé deux factions rivales du groupe armé Uhuru RDC dirigées respectivement par les chefs connus sous les noms de Mashite et Zidane.
Les combats, signalés entre les villages de Bubere et Iseya, avaient provoqué des mouvements de déplacement de populations et accentué le climat d’insécurité sur plusieurs axes routiers du groupement Bafuna.
Dans ces conditions, l’identification formelle des auteurs du pillage demeure difficile. Des sources locales indiquent que les groupes armés impliqués dans les affrontements restent présents dans la zone, compliquant davantage le travail des autorités chargées de rétablir la sécurité.
L’incident suscite une vive inquiétude parmi les familles des candidats ainsi que dans le secteur éducatif. Plusieurs acteurs locaux craignent que l’insécurité persistante ne compromette le bon déroulement des épreuves nationales dans certaines localités enclavées du territoire de Walikale.
Chaque année, de nombreux élèves parcourent de longues distances pour rejoindre leurs centres de passation. Dans les zones affectées par les conflits armés, ces déplacements représentent souvent un défi supplémentaire pour des candidats déjà confrontés aux exigences académiques de l’examen.
Face à cette situation, des voix s’élèvent pour réclamer un renforcement des mesures de protection le long des principaux axes empruntés par les finalistes. Les autorités éducatives et sécuritaires sont notamment appelées à prendre toutes les dispositions nécessaires afin de garantir aux élèves un accès sûr aux centres d’examen.
À la veille du lancement de la session ordinaire de l’Examen d’État, cet épisode rappelle les difficultés auxquelles restent confrontés de nombreux apprenants dans l’est de la République démocratique du Congo. Malgré les obstacles, les candidats poursuivent leur parcours avec l’espoir de franchir une étape décisive de leur cursus scolaire.
