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24 juin 2026
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Les analyses effectuées par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) sur les échantillons prélevés à Bulungu, dans la province du Kwilu, ont permis d’écarter la piste d’Ebola. Les autorités sanitaires attribuent désormais les décès enregistrés ces dernières semaines à une forme sévère de paludisme dans une zone où la maladie demeure endémique.

L’inquiétude suscitée par une maladie inconnue ayant provoqué plusieurs décès dans le territoire de Bulungu commence à se dissiper. Selon les résultats des examens réalisés par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), les cas signalés dans le village de Mukulubiala ne sont pas liés à la maladie à virus Ebola, contrairement aux craintes initiales exprimées par une partie de la population.

Joint par plusieurs médias nationaux, le directeur général de l’INRB, le professeur Jean-Jacques Muyembe, a affirmé que les analyses de laboratoire ont confirmé la présence du paludisme chez les patients concernés.

« Ce n’est pas Ebola, c’est le paludisme », a déclaré le scientifique congolais, tout en soulignant que certaines victimes pourraient avoir succombé à une forme grave de la maladie ou à une prise en charge tardive.

La situation avait suscité une vive alerte sanitaire après l’enregistrement d’une douzaine de décès et de nombreux cas présentant des symptômes similaires, notamment la fièvre, les douleurs abdominales et les vomissements. Face à cette situation, les autorités sanitaires avaient rapidement procédé à des prélèvements afin d’identifier l’origine exacte de la maladie.

Selon le ministre provincial de la Santé du Kwilu, une nouvelle équipe spécialisée a été dépêchée sur place pour compléter les investigations. Les premiers prélèvements, réalisés dans l’urgence, avaient soulevé certaines réserves quant aux conditions de collecte des échantillons, d’où la nécessité de renforcer les enquêtes épidémiologiques.

Les autorités provinciales rapportent que les premiers décès ont été enregistrés à partir du 31 mai dernier. Au total, douze personnes ont perdu la vie, tandis que plusieurs autres malades ont montré des signes d’amélioration après avoir reçu un traitement antipaludique approprié.

Cette situation a également provoqué un mouvement de panique dans certaines localités voisines. Craignant une éventuelle épidémie d’Ebola, plusieurs habitants avaient quitté leurs villages pour se réfugier dans le territoire voisin d’Idiofa.

Les spécialistes rappellent toutefois que le territoire de Bulungu figure parmi les zones les plus exposées au paludisme en République démocratique du Congo. La maladie demeure l’une des principales causes de mortalité dans le pays, particulièrement dans les zones rurales où l’accès aux soins reste limité.

Au-delà du soulagement lié à l’exclusion d’Ebola, cet épisode met en lumière la nécessité de renforcer la prévention, le diagnostic précoce et la prise en charge du paludisme. Les autorités sanitaires appellent la population à consulter rapidement les structures de santé en cas de symptômes suspects afin d’éviter de nouvelles pertes en vies humaines.

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