
Une vive tension a été observée ce lundi 3 août 2026 dans le quartier dit « 300 Maisons », sur la route Cimestan, dans la commune de Kisangani. Une opération de déguerpissement a provoqué des affrontements entre des habitants et des éléments de la Police nationale congolaise (PNC), entraînant d’importantes perturbations de la circulation.
La matinée de ce lundi a été marquée par une montée de tension sur la route Cimestan, au niveau de Cabine et devant l’école Linapongo. Selon plusieurs témoins, des habitants ont érigé des barricades pour protester contre une opération de déguerpissement menée sur le site communément appelé « 300 Maisons ».
La situation s’est rapidement détériorée lorsque des jeunes du quartier se sont opposés aux forces de l’ordre déployées sur place. Des témoins rapportent que des projectiles ont été lancés en direction des policiers, tandis que ces derniers ont fait usage de coups de feu pour tenter de disperser les manifestants et reprendre le contrôle de la zone.
À l’origine de cette contestation se trouve un différend foncier. Les occupants des parcelles concernées soutiennent les avoir acquises légalement et affirment détenir des documents attestant de leurs droits de propriété. En face, des héritiers du propriétaire initial de la concession contesteraient le morcellement ayant conduit à la vente de ces terrains, alimentant ainsi le litige.
Au moment de la publication de cet article, la tension demeurait perceptible dans le secteur. La circulation était fortement perturbée sur cet axe stratégique de la ville, obligeant de nombreux usagers à modifier leur itinéraire.
Aucun bilan officiel faisant état de blessés ou d’interpellations n’avait encore été communiqué par les autorités compétentes. Les circonstances exactes de cette opération de déguerpissement ainsi que les responsabilités dans ce conflit foncier restent à préciser.
Cette nouvelle tension met une fois de plus en lumière la sensibilité des litiges fonciers à Kisangani, où plusieurs différends liés à la propriété des terres continuent de susciter des contestations et d’occasionner des troubles à l’ordre public. Les autorités sont attendues sur d’éventuelles mesures visant à rétablir le calme et à favoriser un règlement du différend dans le respect de la loi.
Par : Philippe BONZA
