
Réunis à Évian-les-Bains en France, les dirigeants du G7 ont exprimé leur préoccupation face à l’évolution de l’épidémie d’Ebola qui touche la RDC et l’Ouganda. Ils ont promis de renforcer la mobilisation internationale afin de soutenir les efforts de riposte et prévenir une propagation plus large du virus.
Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola dans l’Est de la République démocratique du Congo, les pays membres du G7 ont annoncé leur volonté de soutenir davantage les opérations de lutte contre l’épidémie. Cette position a été exprimée lors du sommet tenu le 16 juin à Évian-les-Bains, en France.
Dans leur déclaration finale, les dirigeants des grandes puissances économiques ont appelé à une réponse « forte et coordonnée » afin de limiter la propagation du virus, notamment dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ainsi qu’en Ouganda où des cas ont également été signalés.
Le G7 a souligné la complexité de la situation dans l’Est de la RDC, une région confrontée à des défis sécuritaires persistants qui compliquent l’accès aux populations affectées et les interventions des équipes sanitaires.
« Nous sommes profondément attristés par les pertes en vies humaines et exprimons notre solidarité avec les pays touchés », ont déclaré les dirigeants du G7, saluant au passage l’engagement du personnel médical, des volontaires et des communautés locales mobilisés contre l’épidémie.
Les membres du groupe ont insisté sur la nécessité de renforcer le traçage des contacts, les capacités de diagnostic, les mesures de prévention et de contrôle des infections ainsi que la surveillance aux frontières. Ils estiment qu’une action rapide demeure indispensable pour éviter une extension de la maladie à d’autres régions.
Par ailleurs, plusieurs partenaires internationaux ont déjà annoncé des contributions financières importantes pour soutenir la riposte. Les États-Unis ont notamment engagé plusieurs centaines de millions de dollars pour les interventions sanitaires et humanitaires dans la région, tandis que l’Union européenne poursuit son appui à travers des financements destinés à l’aide d’urgence, à la recherche et à la sécurité sanitaire.
Cette mobilisation intervient alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé, depuis le 17 mai dernier, l’épidémie causée par le virus Ebola Bundibugyo comme une urgence de santé publique de portée internationale. Les experts redoutent une sous-estimation de l’ampleur réelle de la maladie en raison de la mobilité des populations, de la fragilité des infrastructures sanitaires et du contexte sécuritaire difficile.
Malgré ces défis, les autorités congolaises continuent d’affirmer leur détermination à maîtriser la situation en s’appuyant sur l’expérience acquise lors des précédentes épidémies d’Ebola. Le soutien annoncé par le G7 pourrait ainsi renforcer les capacités de réponse et contribuer à freiner la progression du virus dans les zones affectées.
