
Alors que l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) n’a pas encore communiqué officiellement sa position sur le débat autour d’une éventuelle révision de la Constitution, le député national Michel Moto Muhima affirme que la majorité des élus du parti est favorable au processus référendaire. Une déclaration qui relance les spéculations sur l’orientation réelle de l’UNC dans ce dossier politiquement sensible.
Le débat sur une éventuelle réforme de la Constitution continue de susciter des prises de position au sein de la classe politique congolaise. Cette fois, c’est le député national Michel Moto Muhima, élu de Walikale et membre de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), qui a apporté de nouveaux éléments au sujet de la position de son parti.
Intervenant samedi 20 juin 2026 lors d’un échange en ligne organisé sur le réseau social X, l’élu a affirmé que la majorité des députés UNC soutient déjà le processus référendaire envisagé dans le cadre des discussions sur une éventuelle révision constitutionnelle.
Selon lui, même si la direction du parti conduite par Vital Kamerhe n’a pas encore rendu publique une position officielle, plusieurs élus ont déjà affiché leur adhésion à cette démarche.
« Mon mandat est impératif. Mon mandat n’attend pas que le parti me dise ce que je dois faire demain », a déclaré Michel Moto Muhima, affirmant agir conformément aux attentes de ses électeurs.
L’élu a également soutenu que la quasi-totalité des députés de son regroupement politique partage la même vision sur cette question.
« Neuf députés sur dix, nous sommes d’accord dans ce processus », a-t-il affirmé, évoquant notamment le vote de certains textes liés à l’organisation d’un référendum.
Depuis plusieurs semaines, le débat autour du changement constitutionnel divise les acteurs politiques, les organisations de la société civile ainsi que certaines confessions religieuses. Dans ce contexte, le silence observé par Vital Kamerhe sur cette question alimente diverses interprétations.
Pour Michel Moto Muhima, cette absence de prise de position publique ne doit pas être considérée comme un désaccord.
« Qui ne dit mot consent. Le jour où vous verrez une communication contraire, vous reviendrez », a-t-il lancé.
Le député estime que l’UNC demeure engagée au sein de l’Union sacrée de la Nation et continue d’accompagner les initiatives du président Félix Tshisekedi.
Les déclarations de Michel Moto interviennent alors que les discussions sur une éventuelle révision de la Constitution prennent de l’ampleur à travers le pays. Les partisans du projet soutiennent qu’il est nécessaire d’adapter certaines dispositions institutionnelles aux réalités actuelles de la RDC.
À l’inverse, plusieurs acteurs de l’opposition ainsi que des organisations citoyennes estiment qu’une telle initiative n’est ni prioritaire ni opportune dans le contexte actuel, marqué notamment par les défis sécuritaires et socio-économiques.
Au sein même de certaines formations politiques, le sujet continue de susciter des débats internes, révélant parfois des divergences entre les positions individuelles des élus et les orientations officielles des partis.
En affirmant que la majorité des députés UNC soutient le processus référendaire, Michel Moto Muhima apporte un nouvel éclairage sur les équilibres politiques autour de la question constitutionnelle. Reste à savoir si cette position sera officiellement confirmée par la direction du parti de Vital Kamerhe dans les prochains jours.
En attendant, le débat sur la révision de la Constitution demeure l’un des principaux sujets de l’actualité politique congolaise, avec des implications importantes sur l’avenir institutionnel du pays et sur les rapports de force au sein de la majorité comme de l’opposition.
