1 août 2026
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Bien qu’aucun cas de maladie à virus Ebola n’ait été confirmé dans la province du Bas-Uélé, les autorités sanitaires congolaises renforcent les mesures de prévention face au risque de propagation de l’épidémie. L’Institut national de santé publique (INSP), avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a déployé des équipes spécialisées dans trois zones de santé jugées prioritaires afin de prévenir toute éventuelle flambée.

Les zones de santé de Vianda, Poko et Ganga accueillent depuis plusieurs jours des experts mobilisés par le ministère de la Santé publique, à travers l’INSP et le Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP), en collaboration avec la Division provinciale de la santé du Bas-Uélé.

Contrairement aux provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Haut-Uélé et de la Tshopo, déjà touchées par l’épidémie, le Bas-Uélé demeure jusqu’à présent exempt de cas confirmés d’Ebola. Cette situation n’empêche toutefois pas les autorités sanitaires d’anticiper une éventuelle propagation du virus.

Selon un communiqué de l’INSP publié le 30 juillet, les équipes déployées ont pour mission de renforcer la surveillance épidémiologique, d’intensifier la communication sur les risques, d’améliorer la prévention et le contrôle des infections, ainsi que de coordonner les interventions sur le terrain.

« Les experts sont actuellement déployés dans les zones de santé de Vianda, Poko et Ganga, identifiées comme prioritaires en raison de leur niveau élevé de risque », indique l’Institut national de santé publique.

En parallèle, une mission conjointe de l’OMS et de l’INSP a acheminé à Buta, chef-lieu du Bas-Uélé, un important lot d’intrants médicaux comprenant des équipements de protection, des médicaments, du matériel médical et divers consommables destinés aux structures sanitaires de la province.

D’après les autorités sanitaires, cette assistance vise à renforcer les capacités locales afin de répondre rapidement à une éventuelle urgence sanitaire.

Le choix du Bas-Uélé s’explique notamment par sa proximité avec le Haut-Uélé, province voisine où l’épidémie continue de progresser. Au 30 juillet 2026, cette dernière enregistrait 53 cas confirmés et 28 décès répartis dans cinq zones de santé, notamment Boma Mangbetu, Isiro, Pawa, Rungu et Wamba. Les autorités attribuent cette propagation à la forte mobilité des populations, notamment dans les zones minières, ainsi qu’à certaines résistances communautaires.

Le rapport de situation n°077 du COUSP souligne d’ailleurs la nécessité de mener simultanément les opérations de riposte dans les provinces déjà touchées et les activités de préparation dans les provinces voisines exposées au risque de contamination. L’objectif est de détecter rapidement tout cas suspect et de limiter une éventuelle extension de la maladie.

Les défis logistiques demeurent cependant importants. L’INSP évoque notamment l’enclavement de plusieurs localités, le mauvais état des infrastructures routières et les difficultés d’accès, qui compliquent le déploiement rapide des équipes sanitaires.

« Les populations vivant dans les zones les plus isolées doivent bénéficier des mêmes mesures de protection, de prévention et de préparation que le reste du pays », souligne l’INSP.

Déclarée le 15 mai 2026 en Ituri, la 17ᵉ épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo est provoquée par la souche Bundibugyo, pour laquelle aucun vaccin ni traitement homologué n’est encore disponible. Dans ce contexte, les autorités sanitaires misent essentiellement sur la surveillance, la détection précoce des cas et le renforcement des capacités des structures de santé afin d’empêcher l’apparition de nouveaux foyers épidémiques.

À travers ce dispositif préventif, le gouvernement congolais et ses partenaires entendent protéger le Bas-Uélé contre une éventuelle introduction du virus et renforcer la résilience du système de santé provincial face à une épidémie qui continue de progresser dans plusieurs régions du pays.

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