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20 juillet 2026
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Le porte-parole du gouverneur de la province de la Tshopo, Me Michel Biambe, est sorti de son silence ce samedi 18 juillet 2026 pour répondre aux accusations portées sur les réseaux sociaux par le député national Laddy Yangotikala au sujet d’une assistance financière de 5 000 dollars américains. Dans une déclaration rendue publique, il dément catégoriquement toute implication du gouverneur dans la gestion de cette enveloppe et dénonce des allégations qu’il juge infondées.

La polémique fait suite à une publication du député national Laddy Yangotikala, qui a mis en cause les autorités provinciales au sujet d’une assistance promise par le ministre national de la Santé. En réaction, le porte-parole du gouverneur affirme que les faits ont été déformés et tient à rétablir ce qu’il présente comme la chronologie exacte des événements.

Selon Me Michel Biambe, le ministre national de la Santé n’avait procédé à aucune remise de fonds lors de son passage dans la province. Il soutient que le membre du gouvernement central s’était limité à annoncer un appui financier, lequel n’a été effectivement remis que le vendredi 17 juillet, par l’intermédiaire du ministre provincial de la Santé, alors que le gouverneur de province avait déjà quitté Kisangani pour Kinshasa.

« La vérité est simple et vérifiable. Le ministre national de la Santé n’avait pas remis cette assistance le jour de sa visite. Il avait formulé une promesse d’appui, laquelle a été honorée seulement hier vendredi, par l’entremise du ministre provincial de la Santé, au moment où Son Excellence Monsieur le Gouverneur de Province était déjà en partance pour Kinshasa », a déclaré Me Michel Biambe.

Le porte-parole insiste sur le fait que le gouverneur n’a jamais été en possession de cette somme.

« À aucun moment cette enveloppe n’a transité entre les mains du Gouverneur de Province », a-t-il affirmé.

Au-delà du démenti, Me Michel Biambe s’en est pris à la démarche du député national, estimant que celui-ci a relayé des accusations sans disposer d’éléments probants. Il considère que cette prise de position est de nature à induire l’opinion publique en erreur et à porter atteinte à l’image des institutions provinciales.

« Il est préoccupant de voir un député national utiliser les réseaux sociaux pour propager des accusations sans fondement de vérité ni preuve au point d’arriver à induire l’opinion publique en erreur », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que « la liberté d’expression ne saurait être confondue avec la liberté de diffamer ».

Poursuivant son intervention, le porte-parole du gouverneur a regretté ce qu’il qualifie de « réactions impulsives » et de « procès d’intention », estimant que de tels comportements ne contribuent ni au débat démocratique ni au renforcement de la crédibilité des institutions. Il a également rendu hommage à l’ancien président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, pour les appels qu’il avait, selon lui, lancés en faveur d’un exercice responsable du mandat parlementaire.

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte de vifs échanges autour de la gestion de l’assistance promise au secteur de la santé dans la province de la Tshopo. À ce stade, deux versions des faits s’opposent publiquement : celle du député national Laddy Yangotikala et celle du cabinet du gouverneur, portée par Me Michel Biambe.

En attendant d’éventuels développements ou de nouvelles précisions des différentes parties, cette affaire continue d’alimenter le débat sur les réseaux sociaux et relance les discussions autour de la responsabilité des acteurs publics dans leur communication, particulièrement lorsqu’elle concerne la gestion de fonds destinés à l’intérêt général.

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