11 septembre 2026
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La demande d’Augustin Kabuya visant à organiser en soirée la cérémonie solennelle de rentrée parlementaire du 15 septembre suscite des réactions au sein même de la majorité. André Mbata, secrétaire permanent de l’Union sacrée de la nation, estime que cette proposition est « sans précédent », alors qu’une marche de la Coalition article 64 (C64) est annoncée le même jour à Kinshasa.

Dans une note diffusée par sa cellule de communication, André Mbata rappelle que l’exercice des droits et libertés publiques peut faire l’objet de certaines restrictions, y compris dans les démocraties établies. Il souligne toutefois qu’aucune cérémonie de rentrée parlementaire n’a, depuis l’indépendance de la RDC, été organisée en soirée.

Cette réaction intervient après la démarche engagée par Augustin Kabuya. Dans une lettre datée du 9 septembre adressée au rapporteur de l’Assemblée nationale, le député avait reconnu le droit de manifester tout en sollicitant le report de la cérémonie à 18 heures.

L’élu de Mont-Amba justifiait sa proposition par la volonté d’éviter que les manifestations annoncées ne perturbent la circulation dans la capitale et de préserver, selon lui, les conditions nécessaires au bon déroulement de la cérémonie parlementaire.

La proposition avait déjà suscité des critiques dans l’opposition. Franklin Tshamala, secrétaire général du parti Leadership et gouvernance pour le développement (LGD) de Matata Ponyo, s’était dit étonné par cette démarche, estimant que la marche annoncée par la C64 relève d’une « démarche pacifique d’expression démocratique ».

Pour le responsable du LGD, cette mobilisation devrait plutôt permettre à la coalition de transmettre « un message politique précis » aux députés nationaux sur les enjeux constitutionnels qui alimentent actuellement le débat politique.

La question intervient alors que la rentrée parlementaire est fixée au 15 septembre et que la C64 a annoncé une mobilisation à Kinshasa à la même date. Les autorités devront donc déterminer les dispositions permettant la tenue de ces différentes activités dans le respect de l’ordre public et des droits garantis par la Constitution.

À ce stade, la demande d’Augustin Kabuya demeure une proposition et ne constitue pas une décision officielle de modification de l’horaire de la cérémonie. Le débat se poursuit ainsi autour des modalités pratiques de cette rentrée parlementaire, sur fond de tensions politiques liées au débat sur l’avenir de l’ordre constitutionnel en RDC.

Source : YOKA INFOS

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