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Le Rassemblement des compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le changement et le progrès social (RCET-CPS) durcit le ton face à la Coalition Article 64 (C64), qu’il accuse de multiplier les initiatives politiques sans cohérence. Dans une déclaration publiée samedi 22 août 2026, le regroupement réaffirme également son intention d’organiser, le 18 septembre prochain, une « Marche de la Liberté » en soutien au président Félix Tshisekedi et aux institutions établies.

Dans sa déclaration, le RCET-CPS revient sur plusieurs initiatives attribuées à la C64, notamment sa démarche annoncée devant la Cour constitutionnelle contre le chef de l’État, ainsi que les différentes mobilisations envisagées à Kinshasa.

Le regroupement s’interroge notamment sur la succession de ces annonces, estimant que la coalition d’opposition manque de cohérence dans sa stratégie.

« Si la C64 est, comme elle le prétend, un mouvement politique sérieux, comment peut-elle expliquer qu’en l’espace de deux mois elle programme des actions aussi désarticulées les unes que les autres ? », interroge-t-il dans sa déclaration.

La C64 a, pour sa part, annoncé une marche pacifique pour le 15 septembre 2026, avec plusieurs points de rassemblement à Kinshasa devant converger vers le Palais du Peuple. La coalition affirme vouloir protester contre tout projet de révision ou de changement de la Constitution qu’elle estime susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat présidentiel.

C’est dans ce contexte de confrontation politique que le RCET-CPS maintient sa propre mobilisation. Le regroupement avait déjà annoncé une marche de soutien aux institutions pour le 14 septembre, avant de confirmer, dans sa nouvelle déclaration, son calendrier autour de la « Marche de la Liberté » du 18 septembre.

Le RCET-CPS affirme que cette mobilisation doit notamment soutenir le président de la République, le processus autour de la loi portée par le député Ngondankoy sur le référendum ainsi que les institutions légalement établies.

Le regroupement critique également la marche du 22 juillet organisée par la C64 et avance des accusations concernant l’utilisation présumée de « faux morts » et de « fausses blessures ». Ces accusations, formulées par le RCET-CPS dans sa déclaration, ne sont pas accompagnées dans le document d’éléments permettant de les établir de manière indépendante.

Sur le fond institutionnel, le RCET-CPS défend le principe d’un changement de Constitution. Dans une déclaration antérieure, son coordonnateur Jean-Pierre Lisanga Bonganga avait notamment soutenu que cette réforme devait inscrire explicitement le principe selon lequel le pouvoir ne devrait jamais être conquis par les armes.

Cette position contraste avec celle de la C64, qui s’oppose à tout changement constitutionnel susceptible, selon elle, de permettre à Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat. La coalition invoque notamment les dispositions constitutionnelles relatives à la limitation des mandats présidentiels.

À travers sa nouvelle déclaration, le RCET-CPS entend donc maintenir la pression politique tout en défendant une mobilisation présentée comme pacifique et favorable aux institutions. Le mois de septembre s’annonce ainsi particulièrement animé à Kinshasa, avec plusieurs manifestations annoncées par des camps politiques aux positions opposées.

La question de l’encadrement de ces mobilisations et de leur déroulement sera particulièrement suivie, alors que les acteurs politiques congolais poursuivent leurs divergences autour du dialogue national, de la Constitution et de l’avenir institutionnel du pays.

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