4 août 2026
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À l’occasion de la Journée nationale du Génocost, célébrée ce dimanche 2 août 2026, le président de la République, Félix Tshisekedi, a réaffirmé l’importance du devoir de mémoire pour les millions de victimes des conflits ayant frappé la République démocratique du Congo. Le Chef de l’État a plaidé pour une démarche fondée sur la vérité, la justice et la transmission de l’histoire afin d’empêcher la répétition des atrocités.

La République démocratique du Congo a commémoré ce dimanche la Journée nationale du Génocost à travers plusieurs cérémonies organisées dans les provinces et les représentations diplomatiques à l’étranger. À Kinshasa, l’activité officielle s’est déroulée au Mémorial du Génocost en présence du président Félix Tshisekedi, avant une mobilisation populaire à l’Esplanade de l’Échangeur de Limete.

Dans son allocution, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité pour les Congolais d’assumer leur histoire afin de construire un avenir fondé sur la paix et la cohésion nationale. Selon lui, la mémoire ne doit pas être perçue comme un enfermement dans le passé, mais comme un outil de prévention contre les violences.

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« La mémoire n’est ni le culte du passé ni l’entretien des blessures. Elle est une œuvre de vérité, une exigence de justice et un rempart contre le retour des atrocités », a déclaré Félix Tshisekedi.

Le président a rendu hommage aux millions de femmes, d’hommes et d’enfants victimes des guerres, des massacres, des déplacements forcés, des violences sexuelles et d’autres crimes commis sur le territoire congolais. Il a rappelé que derrière chaque victime se trouve une histoire, une famille et une dignité qui méritent d’être reconnues.

« Aucune de ces vies ne saurait être réduite à un chiffre. Derrière chacune d’elles, il y a un visage, une histoire, une famille, des rêves et une promesse d’avenir », a-t-il affirmé.

Évoquant les nombreux foyers de violences qui ont marqué le pays, notamment dans l’Est de la RDC, Félix Tshisekedi a estimé que ces tragédies s’inscrivent dans des cycles de prédation, d’ingérence et d’impunité qui ont durablement fragilisé la nation. Pour lui, la République ne peut rester silencieuse face à cette histoire et doit poursuivre les efforts visant à établir les faits, préserver les preuves et transmettre cette mémoire aux générations futures.

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Le Chef de l’État a également tenu à distinguer le devoir de mémoire de la qualification juridique des crimes. Il a expliqué que le Génocost constitue avant tout un cadre mémoriel destiné à honorer les victimes, tandis que la qualification de génocide relève des juridictions compétentes, sur la base des faits et des règles du droit international.

« La mémoire protège les victimes contre l’effacement. La justice protège la société contre l’impunité et la répétition », a souligné le président de la République.

Instituée en application de la loi du 26 décembre 2022 relative à la protection et à la réparation des victimes de violences liées aux conflits, la Journée nationale du Génocost est célébrée chaque 2 août, date marquant le début de la deuxième guerre du Congo en 1998. À travers cette commémoration, les autorités congolaises entendent honorer la mémoire des victimes tout en poursuivant le plaidoyer en faveur de la vérité, de la justice et de la reconnaissance des souffrances endurées par les populations congolaises.

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