1 août 2026
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Plusieurs membres de la communauté Bakwanga ont manifesté, vendredi 31 juillet 2026 à Mbujimayi, pour dénoncer les accusations les désignant comme responsables de la spoliation des terres de la Minière de Bakwanga (MIBA). Les manifestants ont plaidé pour une résolution pacifique du différend foncier, appelant les autorités à privilégier le dialogue entre les différentes parties concernées.

À l’initiative de plusieurs représentants de la communauté locale, une marche s’est déroulée dans les principales artères de Mbujimayi afin d’exprimer le rejet des accusations portées contre les Bakwanga dans le conflit foncier qui les oppose à la MIBA. Les participants, munis de banderoles et scandant des slogans en faveur de la paix et de la justice, ont affirmé que leur mobilisation visait à faire entendre leur version des faits et à encourager une solution concertée.

Les manifestants estiment que les accusations de spoliation sont infondées et ne reflètent pas la complexité d’un différend qui remonte à plusieurs décennies. Selon eux, la question des concessions de la MIBA ne peut être résolue par des décisions unilatérales ou des mesures coercitives.

Au cours de la manifestation, les représentants des Bakwanga ont lancé un appel au ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, afin qu’il effectue une mission à Mbujimayi. Ils souhaitent que cette visite permette d’entendre aussi bien les responsables de la société minière que les représentants des communautés locales, dans le but de dégager une solution équilibrée.

« Le conflit foncier ne peut être résolu par des déclarations unilatérales ou des mesures de contrainte, mais nécessite un dialogue franc entre toutes les parties concernées », ont soutenu les manifestants au cours de leur mobilisation.

Les organisateurs ont également insisté sur la nécessité de préserver la cohésion sociale dans la ville de Mbujimayi. Ils ont réaffirmé leur attachement à la voie du dialogue et de la concertation, estimant qu’une approche inclusive demeure la meilleure option pour éviter toute escalade des tensions.

Cette manifestation intervient dans un contexte marqué par des désaccords persistants autour de la gestion des concessions de la Minière de Bakwanga, une entreprise historique du secteur diamantifère en République démocratique du Congo. Le différend foncier continue d’alimenter les débats entre la société minière et certaines communautés locales, chacune revendiquant des droits sur les espaces concernés.

Plusieurs observateurs estiment que le règlement durable de cette crise nécessitera l’implication du gouvernement central, des autorités provinciales, de la direction de la MIBA ainsi que des représentants des communautés concernées. Une telle démarche permettrait de concilier les impératifs liés à l’exploitation minière avec les droits des populations vivant dans les zones concernées.

En attendant une réaction officielle des autorités nationales, les manifestants espèrent que leur message sera entendu et que des initiatives concrètes seront engagées pour favoriser un dialogue inclusif. À leurs yeux, seule une concertation entre toutes les parties permettra de mettre fin au conflit foncier et de préserver durablement la paix sociale dans le chef-lieu du Kasaï-Oriental.

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