
Une délégation de femmes leaders issues de la majorité, de l’opposition, de la société civile et des confessions religieuses a été reçue, vendredi 24 juillet, par la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, à Kinshasa. Au cœur des échanges : la participation des femmes aux discussions sur le dialogue inclusif et au processus référendaire évoqués dans le débat politique national.
L’audience a réuni des représentantes de plusieurs sensibilités politiques et sociales autour d’une même préoccupation : faire entendre la voix des femmes dans les processus de prise de décision qui pourraient influencer l’avenir de la République démocratique du Congo. Selon les participantes, les enjeux liés au dialogue politique et aux réformes institutionnelles nécessitent une représentation féminine effective.
Porte-parole de la délégation, Krysten Lieke a expliqué que cette démarche répond à la volonté des femmes congolaises de ne plus être tenues à l’écart des grandes décisions nationales, alors qu’elles demeurent parmi les premières victimes des conflits qui affectent le pays.
« Notre pays a été longtemps le théâtre des atrocités. Nous connaissons la guerre d’agression et il y a des enjeux qui se profilent à l’horizon. Nous entendons parler du dialogue à gauche, de la loi sur le référendum à droite, et nous avons constaté que les femmes ne sont pas prises en considération », a-t-elle déclaré.
Les membres de la délégation ont souligné que leur initiative dépasse les appartenances politiques. En réunissant des femmes de la majorité présidentielle, de l’opposition, des organisations de la société civile et des confessions religieuses, elles entendent porter un plaidoyer commun en faveur d’une participation inclusive aux futures concertations nationales.
Au cours de la rencontre, les participantes ont également rappelé que les femmes paient un lourd tribut aux conflits armés qui persistent dans l’est du pays. Elles estiment que leur expérience et leur implication sont essentielles dans toute démarche visant à promouvoir la paix, la cohésion nationale et les réformes institutionnelles.
Les femmes leaders ont ainsi sollicité l’implication de la ministre du Genre afin que leurs préoccupations soient relayées auprès des plus hautes autorités de l’État, notamment en ce qui concerne leur représentativité dans les éventuels mécanismes de dialogue et dans les discussions relatives au processus référendaire.
À l’issue de l’audience, la délégation a qualifié les échanges de « très fructueux » et s’est dite optimiste quant aux suites qui pourraient être données à son plaidoyer dans les prochains jours.
Cette rencontre intervient dans un contexte où les débats autour d’un éventuel dialogue inclusif et des réformes institutionnelles alimentent les discussions au sein de la classe politique congolaise. Si les modalités de ces initiatives restent au centre des échanges, plusieurs organisations continuent d’insister sur la nécessité d’une participation représentative des différentes composantes de la société.
En portant ce message auprès de la ministre Micheline Ombae Kalama, les femmes leaders espèrent voir leur rôle davantage reconnu dans les processus de décision, avec pour objectif de contribuer à des réformes qui tiennent compte des aspirations de l’ensemble de la population congolaise.

Juriste | Journaliste | Entrepreneur | Fondateur de YOKA INFOS