
Les membres de la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale se sont réunis ce mardi 23 juin au Palais du Peuple pour préparer l’ouverture prochaine d’une session extraordinaire. Plusieurs dossiers jugés prioritaires, notamment sur les plans législatif, budgétaire et sécuritaire, pourraient être inscrits à l’ordre du jour.
Le bureau de l’Assemblée nationale a convoqué, ce mardi 23 juin, les membres de la Conférence des présidents à une réunion de travail au Palais du Peuple à Kinshasa. Cette rencontre intervient quelques jours après la clôture de la session ordinaire de mars et s’inscrit dans les préparatifs de la prochaine session extraordinaire du Parlement.
Selon le communiqué signé par le rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli Eseng’Ekeli, les participants étaient appelés à examiner plusieurs questions liées à l’organisation de cette session. Parmi les points inscrits à l’ordre du jour figurent notamment l’adoption du programme des travaux ainsi qu’une communication du président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara.
Cette réunion revêt une importance particulière dans la mesure où elle doit permettre de définir les priorités législatives qui seront soumises à l’examen des députés nationaux au cours des prochaines semaines.
Parmi les matières susceptibles d’être débattues figure le projet de loi d’habilitation du gouvernement, déjà adopté en Conseil des ministres. Le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026 pourrait également occuper une place centrale lors de cette session. Déclaré recevable par l’Assemblée nationale, ce texte poursuit actuellement son parcours au sein de la Commission économique et financière (ECOFIN) avant un éventuel examen en plénière.
Au-delà des questions économiques et institutionnelles, les préoccupations sécuritaires dans l’Est de la République démocratique du Congo pourraient également s’inviter dans les discussions parlementaires. Depuis plusieurs semaines, des députés élus du Nord-Kivu et de l’Ituri dénoncent le manque de débats consacrés à la crise sécuritaire qui continue de secouer leurs provinces.
Le 13 juin dernier, plusieurs élus de ces deux provinces avaient annoncé la suspension de leur participation aux travaux parlementaires afin d’attirer l’attention sur la persistance des violences armées, l’activisme de l’AFC/M23 et les limites observées dans l’application de l’état de siège instauré depuis cinq ans.
Pour ces parlementaires, il est indispensable que les institutions nationales se saisissent davantage de cette question afin de dégager des solutions concrètes en faveur du retour de la paix et de la protection des populations civiles affectées par le conflit.
La session extraordinaire attendue pourrait ainsi constituer un cadre important pour aborder plusieurs dossiers urgents touchant à la gouvernance du pays, à la gestion des finances publiques ainsi qu’aux défis sécuritaires qui demeurent au cœur des préoccupations nationales.
La date officielle de son ouverture devrait être fixée dans les prochains jours à l’issue des consultations entre les présidents des deux chambres du Parlement. Les attentes restent nombreuses quant aux orientations qui seront retenues pour cette nouvelle séquence parlementaire.
