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23 juin 2026
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Le tribunal militaire de garnison d’Isiro a condamné à mort deux militaires des FARDC reconnus coupables du meurtre d’un infirmier à Mungbere, dans le territoire de Watsa. Le verdict est intervenu à l’issue d’un procès en procédure de flagrance organisé après un drame qui avait suscité une vive émotion au sein de la population locale.

La justice militaire a rendu son verdict dans l’affaire du meurtre d’un professionnel de santé survenu au début du mois de juin à Mungbere, dans la province du Haut-Uele. Réuni en procédure de flagrance, le tribunal militaire de garnison d’Isiro a condamné à la peine capitale deux militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), reconnus coupables de plusieurs infractions, dont le meurtre d’un infirmier.

Les faits remontent au 7 juin dernier. Selon les éléments examinés au cours du procès, un adjudant-chef et un soldat de deuxième classe, déployés dans la région dans le cadre des opérations de traque des combattants ADF, auraient ouvert le feu lors d’un incident ayant coûté la vie à un infirmier et blessé un autre civil.

Après analyse des témoignages et des éléments de preuve présentés à l’audience, les juges ont retenu contre les deux prévenus les charges d’association de malfaiteurs, de violation des consignes militaires et de meurtre. Ces infractions ont conduit à leur condamnation à mort.

Le soldat de deuxième classe a également été reconnu coupable de coups et blessures aggravés pour les préjudices causés à la personne blessée lors de l’incident. À ce titre, il a écopé d’une peine supplémentaire de cinq ans de servitude pénale. Le tribunal l’a en outre condamné à verser à la famille de la victime une indemnisation équivalente à 50 000 dollars américains en francs congolais.

Dans la même affaire, deux autres militaires poursuivis pour violation des consignes militaires ont été condamnés à trois ans de servitude pénale. Les juges ont tenu compte de circonstances atténuantes liées à leur jeune âge au moment des faits. Un cinquième prévenu a été acquitté, faute de preuves suffisantes permettant d’établir sa responsabilité.

Ce verdict intervient dans un contexte où les autorités militaires et judiciaires multiplient les appels au respect strict de la discipline au sein des forces armées, particulièrement dans les zones affectées par les conflits et les opérations de sécurité. Les comportements contraires aux règles d’engagement sont régulièrement dénoncés par les populations civiles et les organisations de défense des droits humains.

À Mungbere, la mort de cet infirmier avait provoqué une profonde indignation, la victime étant connue pour son engagement au service de la communauté. Pour de nombreux habitants, cette décision de justice constitue un signal fort contre l’impunité et un rappel de la responsabilité qui incombe aux hommes en uniforme dans l’exercice de leurs missions.

À travers ce jugement, la justice militaire entend réaffirmer le principe selon lequel aucun membre des forces de sécurité n’est au-dessus de la loi. Les autorités espèrent que cette décision contribuera à renforcer la confiance entre les populations civiles et les forces déployées dans les zones confrontées à l’insécurité.

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