
La République démocratique du Congo a officiellement lancé, ce jeudi 25 juin 2026 à Kinshasa, le projet « Facilité 1325 », une initiative destinée à renforcer la participation des femmes aux processus de paix, de sécurité et de gouvernance. Prévu sur une période de trois ans, ce programme ambitionne de consolider la mise en œuvre de l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité conformément à la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Selon les informations parvenues à la rédaction de Yoka Infos, la cérémonie officielle de lancement s’est déroulée au Pullman Hôtel de Kinshasa sous la présidence de la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’exécution du troisième Plan d’action national relatif à la Résolution 1325, qui vise à accroître la participation des femmes à la prévention des conflits, aux négociations de paix et aux mécanismes de reconstruction post-conflit.
Dans son allocution, la ministre a présenté le projet « Facilité 1325 » comme un engagement collectif en faveur d’une gouvernance plus inclusive. Elle a salué la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qu’elle a décrite comme orientée vers l’inclusion sociale et la promotion des droits des femmes, tout en rendant hommage au leadership de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka dans la promotion de la représentation féminine au sein des institutions.
« Le développement de cet agenda constitue une responsabilité partagée. La participation des femmes à la consolidation de la paix n’est pas une option, mais une condition essentielle pour bâtir une société plus stable et plus résiliente », a notamment souligné Micheline Ombae Kalama.
Le lancement de ce projet intervient dans un contexte où la RDC continue de faire face aux conséquences des conflits armés, particulièrement dans sa partie orientale. Les violences récurrentes, les déplacements massifs de populations et les atteintes aux droits humains affectent en premier lieu les femmes et les jeunes filles, souvent exposées aux violences sexuelles utilisées comme arme de guerre.
Malgré leur rôle déterminant dans la résilience des communautés, les femmes demeurent encore faiblement représentées dans les instances officielles de médiation, de négociation et de prise de décision. À travers « Facilité 1325 », le gouvernement entend ainsi créer un cadre plus favorable à leur implication effective dans les mécanismes de prévention des conflits et de consolidation de la paix.
Les autorités ont également insisté sur la nécessité d’une coordination étroite entre les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, notamment Expertise France, ainsi que les organisations de la société civile. Un dispositif de suivi-évaluation accompagnera la mise en œuvre du projet afin de mesurer les résultats obtenus et de garantir un impact concret sur les conditions de vie des femmes et des filles.
À travers cette initiative, le gouvernement congolais réaffirme son ambition de faire de la participation des femmes un levier stratégique de stabilité, de cohésion nationale et de développement durable. Les conclusions de ce programme devraient contribuer à renforcer durablement les politiques publiques en faveur de l’égalité des sexes et de la construction d’une paix inclusive en République démocratique du Congo.
