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26 juin 2026
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Une nouvelle étape a été franchie dans le procès du général Tshiwewe et de ses coaccusés devant la Haute Cour militaire. À l’ouverture de l’audience de ce jeudi 25 juin 2026, la République démocratique du Congo s’est officiellement constituée partie civile afin de réclamer réparation des préjudices qu’elle estime avoir subis dans cette affaire.

Tous les prévenus présents sur le territoire ont comparu devant la Haute Cour militaire, à l’exception de ceux faisant actuellement l’objet d’un avis de recherche. Dès l’entame des débats, les avocats représentant l’État congolais ont annoncé la constitution de la République comme partie civile, marquant ainsi une nouvelle phase de la procédure judiciaire.

Cette démarche a été portée devant la Cour par Me Jean Mupira, avocat au barreau de Kinshasa/Gombe, qui a accompli les formalités requises au nom de l’État. Selon le collectif d’avocats, les faits reprochés aux prévenus auraient causé à la République des préjudices importants, tant sur le plan matériel que moral.

« Il est de bon droit que la République se constitue partie civile afin de démontrer l’étendue des préjudices subis et de solliciter la condamnation des prévenus au paiement de dommages-intérêts proportionnels aux dégâts causés », ont soutenu les conseils de l’État devant la juridiction militaire.

La constitution de partie civile permet désormais à la République démocratique du Congo de faire valoir ses intérêts tout au long de la procédure et de solliciter, le cas échéant, une réparation financière si la responsabilité des prévenus venait à être établie par la Cour.

Toutefois, l’audience n’a duré que quelques minutes avant d’être renvoyée à une date ultérieure. Le premier président de la Haute Cour militaire, le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalay Tiende, a expliqué ce report par les contraintes liées aux hautes fonctions exercées par certains membres de la composition de la juridiction, appelés à répondre à d’autres obligations de l’État.

Ce renvoi suspend temporairement les débats sur le fond de l’affaire, mais ne remet pas en cause la poursuite de la procédure. Les prochaines audiences devraient permettre à la Cour d’examiner les différents éléments du dossier ainsi que les prétentions des parties.

Cette affaire, qui suscite un vif intérêt au sein de l’opinion publique, est suivie de près en raison de ses implications judiciaires et institutionnelles. Les prochaines étapes du procès seront déterminantes pour l’établissement des responsabilités et l’éventuelle réparation des préjudices invoqués par l’État congolais.

Par : Doly MUNTU

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