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26 juin 2026
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Plus de 180 déplacés issus du conflit intercommunautaire Mbole-Lengola ont achevé une formation professionnelle dans le cadre d’un programme du Fonds national de réparation des victimes (FONAREV), mis en œuvre en partenariat avec la SOFEPADI. Chargé d’assurer le volet formation, l’Institut national de préparation professionnelle (INPP/Tshopo) entend contribuer à la réinsertion socio-économique de ces populations à travers l’apprentissage de métiers générateurs de revenus.

Au site des déplacés de Konga-Konga, dans la commune de Kisangani à Kisangani,dans la province de la Tshopo, à l’Est de la RDC, l’espoir d’un nouveau départ prend progressivement forme. Ce vendredi 26 juin 2026, plus de 180 personnes déplacées suite au conflit intercommunautaire Mbole-Lengola ont été soumises à l’évaluation de fin de formation organisée dans le cadre d’un programme du Fonds national de réparation des victimes (FONAREV), mis en œuvre en partenariat avec la SOFEPADI. Pour son volet consacré à la formation professionnelle, le FONAREV a fait appel à l’expertise de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP/Tshopo).

Pendant deux mois et demi, les formateurs de l’INPP/Tshopo ont accompagné les bénéficiaires dans quatres filières professionnelles, notamment la maçonnerie, la coupe et couture, la savonnerie ainsi que la pâtisserie. L’objectif est de permettre à ces personnes, contraintes de quitter leurs milieux de vie en raison des violences, d’acquérir des compétences pratiques susceptibles de faciliter leur autonomie financière et leur réinsertion durable.

L’évaluation a donné lieu à une véritable exposition des savoir-faire acquis. Les bénéficiaires ont présenté des vêtements confectionnés par les apprenants en couture, des pains, galettes et autres produits de pâtisserie, des savons solides et liquides ainsi que des ouvrages réalisés en maçonnerie. Ces démonstrations ont permis de mesurer les progrès accomplis au terme de la formation.

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Représentant le directeur provincial de l’INPP/Tshopo, la directrice provinciale adjointe, Mme Mozede, s’est réjouie des résultats obtenus malgré les difficultés rencontrées durant le processus d’apprentissage.

« Nous sommes satisfaits, bien que cela n’ait pas été facile. Parmi ces déplacés, certains n’ont jamais étudié. Mais en tant qu’institution de formation, nous avons fait de notre mieux pour leur transmettre le geste du métier », a-t-elle déclaré.

Elle a également relevé que les premiers effets économiques du projet se sont fait sentir avant même la fin de la formation.

« Pendant la formation, ceux de la pâtisserie vendaient déjà leurs produits pour subvenir à leurs besoins. Ceux de la savonnerie ont vendu leurs savons à ceux de la pâtisserie pour faire la vaisselle. S’ils mettent cela en pratique, cela va changer leur vie et leur apporter un revenu, eux qui dépendent souvent de la mendicité », a-t-elle expliqué.

Selon l’INPP/Tshopo, cette expérience constitue une première dans la prise en charge des personnes déplacées à travers la formation professionnelle dans la province. L’établissement indique que cette collaboration pourrait être élargie à d’autres sites de déplacés, notamment Simi-Simi et d’autres espaces d’accueil, après les opérations d’identification des bénéficiaires.

Du côté des participants, l’enthousiasme est perceptible. Une bénéficiaire de la filière coupe et couture affirme être désormais capable de confectionner des boubous, des chemises, des jupes et des pantalons, avec l’ambition de lancer son activité dès qu’elle disposera d’une machine à coudre. Une autre, formée en savonnerie, explique qu’elle maîtrise désormais la fabrication du savon liquide, du savon de bain et du savon de lessive, qu’elle compte commercialiser pour générer des revenus. En maçonnerie, un bénéficiaire confie avoir appris à construire une maison, alors qu’il n’avait auparavant aucune connaissance dans ce domaine.

Malgré ces acquis, les bénéficiaires estiment que la réussite du projet dépendra également de leur accès aux équipements nécessaires pour exercer leurs nouveaux métiers. Ils ont ainsi plaidé auprès du FONAREV pour la mise à disposition de kits de réinsertion comprenant notamment des machines à coudre, des outils de maçonnerie ainsi que du matériel destiné aux activités de savonnerie et de pâtisserie.

Mme Mozede a, pour sa part, insisté sur l’importance de la mise en pratique des connaissances acquises.

« Apprendre un métier est le plus beau cadeau qu’on puisse offrir à quelqu’un. Ce que nous leur demandons, c’est de mettre en pratique ce qu’ils ont appris. Si dans deux ou trois mois ils ne pratiquent pas, ils redeviendront comme s’ils n’avaient rien fait. Il faut que cela continue pour que leur vie change radicalement », a-t-elle souligné.

À travers cette initiative, le FONAREV poursuit son objectif de réparation et de réinsertion des victimes des conflits en RDC en misant sur le développement des compétences professionnelles. De son côté, l’INPP/Tshopo met son expertise technique au service de cette ambition, avec l’espoir que les bénéficiaires puissent transformer les connaissances acquises en activités économiques durables, au profit de leurs familles et de leurs communautés.

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