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29 juin 2026
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La grève des médecins observée dans les hôpitaux publics de Kisangani perturbe considérablement l’accès aux soins dans le chef-lieu de la province de la Tshopo. Si un service minimum est maintenu pour les urgences, les patients nécessitant des consultations ordinaires sont désormais orientés vers les établissements privés, où le coût des soins constitue un défi pour de nombreuses familles.

Ce lundi 29 juin 2026, les effets de la grève des médecins se font pleinement sentir dans les principales structures sanitaires publiques de Kisangani. Lancé à l’appel du syndicat national des médecins, le mouvement entraîne une réduction significative des prestations dans les hôpitaux publics, obligeant une partie des malades à rechercher des soins dans les cliniques privées.

Dans la zone de santé Makiso-Kisangani, les autorités sanitaires indiquent qu’un dispositif exceptionnel a été mis en place afin de garantir la continuité des soins les plus urgents.

« Les médecins sont en grève. Un service minimum est mis en place pour recevoir les urgences. Mais les autres cas sont orientés vers les structures sanitaires privées », a expliqué le médecin chef de zone, le Dr Maurice Kongoto.

À l’Hôpital général de référence Makiso-Kisangani, plus de vingt médecins participent au mouvement de grève. En conséquence, seuls les médecins directeurs ainsi que les médecins chefs de staffs assurent la prise en charge des urgences médicales et des situations jugées prioritaires.

Pour les patients souffrant de pathologies ne nécessitant pas une intervention immédiate, la seule alternative reste les établissements privés. Une solution qui n’est toutefois pas à la portée de tous, en raison du coût souvent élevé des consultations, des examens médicaux et des traitements.

Cette situation suscite de vives préoccupations parmi les usagers, notamment les ménages à faibles revenus qui dépendent principalement des structures publiques pour accéder aux soins. Plusieurs patients redoutent que la poursuite de la grève n’aggrave davantage leurs difficultés d’accès aux services de santé.

À l’échelle nationale, les médecins revendiquent notamment l’amélioration de leurs conditions de travail, le respect des engagements pris par le gouvernement ainsi qu’une meilleure prise en charge de leur carrière et de leur rémunération. En attendant l’issue des discussions entre les parties concernées, les établissements publics continuent de fonctionner au ralenti.

Cette nouvelle perturbation rappelle une fois de plus les défis auxquels reste confronté le système de santé congolais. Alors que les négociations se poursuivent, les regards sont désormais tournés vers les autorités compétentes, appelées à trouver rapidement une solution afin de garantir la continuité des soins et de préserver le droit des populations à des services de santé accessibles.

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