

Deux ans après son arrivée à la tête du Bas-Uélé, le gouverneur Mike-David Mokeni Amisi met en avant plusieurs actions menées dans les infrastructures, l’énergie, la santé et la sécurité. Présenté mercredi 12 août 2026 à la presse locale par son assistant en communication, Gustave Ekambu, ce bilan met particulièrement l’accent sur les efforts engagés pour désenclaver une province confrontée depuis longtemps à d’importantes difficultés d’accès.
Au terme de deux années de gouvernance, l’exécutif provincial du Bas-Uélé entend mettre en avant des avancées dans plusieurs secteurs jugés prioritaires. Routes, énergie, santé, sécurité, administration et mobilisation des recettes figurent parmi les principaux domaines évoqués lors de cette présentation du bilan à mi-parcours.
Le désenclavement au cœur des priorités
Selon le bilan présenté par le cabinet du gouverneur, l’amélioration des infrastructures routières constitue l’un des principaux chantiers engagés depuis l’arrivée de Mike-David Mokeni Amisi à la tête de la province.
À Buta, plusieurs interventions ont été réalisées sur la voirie urbaine, notamment aux abords de la rivière Guima et sur l’avenue Zéro en direction de l’aéroport. Sur les axes reliant les différents territoires, des travaux d’entretien sont également signalés sur la RN4 entre Buta et Télé, ainsi que sur les axes Buta-Dulia-Bondo et Dulia-Aketi.
L’exécutif provincial affirme par ailleurs avoir acquis, sur fonds propres, des brigades d’engins destinées aux travaux routiers. L’une d’elles est notamment opérationnelle à Aketi.
Autre chantier mis en avant : le projet d’asphaltage de la voirie urbaine de Buta. Le cabinet du gouverneur le présente comme une étape importante pour la capitale provinciale, où l’état des routes demeure un enjeu majeur pour la circulation des personnes et des marchandises.
Le plaidoyer auprès des autorités nationales est également cité parmi les démarches entreprises pour faire avancer la réhabilitation de la RN25, reliant Isiro à Buta via Titule. Des contrats d’infrastructures avec le Bureau central de coordination (BCeCo) sont également évoqués.
Énergie et santé parmi les autres secteurs ciblés
Le bilan présenté ne se limite pas aux infrastructures routières. Dans le secteur énergétique, les travaux de la centrale photovoltaïque de Ndoli se poursuivent.
Pour l’exécutif provincial, cette infrastructure doit notamment contribuer à améliorer l’accès à l’électricité et créer un environnement plus favorable au développement des petites et moyennes entreprises, à la transformation des produits agricoles et à la création d’emplois.
Dans le domaine sanitaire, le cabinet du gouverneur met en avant la construction et l’équipement d’un dépôt de sang à Buta. Les équipements médicaux qui y sont affectés sont évalués à plus de 100 000 dollars américains, selon les éléments présentés à la presse. Des dotations sanitaires provinciales sont également citées parmi les actions menées durant ces deux années.
Sur le plan administratif, la construction du nouveau bâtiment du gouvernorat provincial est annoncée en phase d’achèvement. Les travaux de la mairie de Buta sont également présentés comme étant à un stade avancé.
La sécurité reste un défi, particulièrement à Ango
La situation sécuritaire constitue un autre volet du bilan. D’après Gustave Ekambu, elle reste globalement stable dans la majeure partie du Bas-Uélé, même si certaines poches d’insécurité persistent dans le territoire d’Ango.
Le gouverneur a, selon son cabinet, effectué des déplacements dans cinq des six territoires de la province, à savoir Bondo, Aketi, Poko, Bambesa et Ango. Cette présence sur le terrain est présentée comme une volonté de rapprocher l’administration provinciale des populations.
À Ango, des motos ont notamment été remises aux chefs de groupement afin de faciliter leurs déplacements et de renforcer leur capacité d’intervention dans leurs entités. Le cabinet cite également l’opération communautaire « Yeba voisin », destinée à favoriser la collaboration entre les habitants et les services de sécurité à travers le signalement des situations jugées suspectes.
La province cherche aussi à renforcer ses recettes
Sur le plan économique et financier, l’exécutif provincial entend accroître les recettes propres du Bas-Uélé afin de disposer de davantage de moyens pour financer ses priorités.
La redynamisation de la régie financière provinciale est présentée comme l’un des leviers de cette stratégie. Le secteur minier fait également l’objet d’une attention particulière à travers la Société Minière du Bas-Uélé (SOMIBU), dont la structuration doit, selon le cabinet, contribuer à mieux encadrer les activités minières et à renforcer les ressources de la province.
Des chantiers encore à transformer en résultats
Malgré les réalisations mises en avant, le cabinet de Mike-David Mokeni Amisi reconnaît que plusieurs défis restent à relever. Le désenclavement complet du Bas-Uélé, l’accès aux services sociaux de base et l’amélioration durable des conditions de vie des populations demeurent notamment des enjeux importants.
Après deux années de gouvernance, le bilan présenté par l’exécutif provincial devra ainsi être apprécié à l’aune des résultats concrets sur le terrain. La poursuite des travaux routiers, la mise en service des infrastructures annoncées et le renforcement des services publics permettront, dans les prochaines années, de mesurer l’impact réel des actions engagées sur la vie quotidienne des habitants du Bas-Uélé.

Rédaction centrale – YOKA INFOS
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