26 septembre 2026
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Trente et un détenus se sont évadés de la prison d’Iyombe à Inongo, chef-lieu du Maï-Ndombe, dans la nuit du mercredi à jeudi, après avoir forcé la porte centrale de l’établissement. Selon des informations rapportées par Actualite.cd, il s’agit de la troisième évasion massive enregistrée dans cette prison depuis le mois de juin.

Sur les 38 détenus que comptait l’établissement avant les faits, seuls 7 sont restés sur place ; aucun des 31 évadés n’avait été repris au moment de l’annonce. Le directeur intérimaire de la prison, Puis Biakompolo, a expliqué que l’évasion est survenue dans un contexte de dispositif sécuritaire fortement réduit, les éléments chargés de la garde ayant été rappelés en caserne sur ordre hiérarchique, ne laissant qu’un seul policier sur place, ensuite relevé par deux autres.

« J’ai appelé le major pour lui dire qu’ici à la prison, la sécurité est au nombre incomplet, il fallait qu’il nous ajoute d’autres policiers. Pour preuve, voici la lettre que j’ai rédigée après le départ des policiers. La lettre a été saisie en retard, je devais la déposer aujourd’hui. Il y a trente et un prisonniers qui sont partis et 7 sont restés », a-t-il indiqué, selon des propos rapportés par Actualite.cd.

Au-delà du manque d’effectifs, c’est l’état structurel du bâtiment qui inquiète au premier chef. Construite en 1928, la prison d’Iyombe s’apprête à souffler sa centième bougie dans un état jugé très délabré, murs fissurés proches de l’effondrement, toiture partiellement effondrée, fenêtres et portes en bois devenues perméables à la moindre secousse provoquée par les détenus. L’ancienne salle d’audience, aujourd’hui envahie par la végétation, ne dispose même plus de poste de garde pour les policiers.

Ce n’est pas la première fois que l’établissement peine à retenir ses détenus cette année. En juin, 17 personnes s’étaient évadées après avoir brisé une fenêtre ; en août, 5 autres étaient sorties en plein jour en descellant un mur fissuré. Une répétition qui alimente, sur place, la perception d’une prison où ne resteraient plus, selon certains témoignages locaux, que des détenus restés volontairement.

Face à cette situation, le directeur intérimaire de la prison d’Iyombe est sans détour sur la réponse à apporter, réfectionnez la prison. Son état est très délabré. Une demande qui reste, à ce stade, sans réponse officielle des autorités provinciales ou nationales compétentes.

Source : YOKA INFOS

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