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25 juin 2026
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À l’occasion de la Journée internationale des femmes dans la diplomatie, un atelier national consacré au rôle des femmes dans la consolidation de la paix s’est ouvert ce mercredi 24 juin 2026 à Kinshasa. Les assises visent à élaborer un agenda commun destiné à renforcer la participation des femmes congolaises dans la diplomatie, la gouvernance et la prévention des conflits.

À l’initiative du ministère du Genre, Famille et Enfant, la République démocratique du Congo a lancé, ce mercredi 24 juin 2026 à l’hôtel Béatrice de Kinshasa, un atelier national placé sous le thème « Femmes, Diplomatie et Paix : Vers un Agenda commun des femmes pour la paix en République démocratique du Congo ». Cette rencontre réunit des représentants des institutions publiques, du corps diplomatique, des organisations féminines ainsi que des partenaires techniques et financiers autour de la promotion du leadership féminin dans les processus de paix.

Dans son allocution d’ouverture, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a salué les avancées enregistrées par la RDC en matière de promotion des droits des femmes, tout en soulignant que leur présence demeure insuffisante dans les espaces de décision et de négociation.

La ministre a rendu hommage au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour son engagement en faveur de l’égalité des genres, ainsi qu’à la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, dont la nomination, selon elle, illustre les progrès accomplis dans la promotion du leadership féminin. Elle a également remercié les partenaires internationaux, notamment ONU Femmes, la MONUSCO, le Royaume de Norvège et les organisations féminines congolaises, pour leur accompagnement.

Insistant sur la contribution des femmes à la stabilité du pays, Micheline Ombae Kalama les a qualifiées d’« architectes discrètes du vivre-ensemble » et de « bâtisseuses de ponts », rappelant leur rôle essentiel dans la médiation des conflits et le rapprochement des communautés.

« L’inclusion des femmes n’est ni une faveur ni une concession. Elle constitue une exigence de justice, une nécessité démocratique et une condition de l’efficacité de la paix », a déclaré la ministre.

Elle a, en outre, rappelé que plusieurs études internationales démontrent que les accords de paix auxquels participent activement les femmes ont davantage de chances d’être durables. À cet effet, la RDC entend poursuivre la mise en œuvre des dispositions de sa Constitution ainsi que de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité.

Les travaux de cet atelier s’inscrivent dans le prolongement de la récente réunion de haut niveau du Conseil consultatif Femmes, Paix et Sécurité de la Région des Grands Lacs, organisée à Nairobi. L’ambition est de fédérer les initiatives existantes afin d’élaborer un Agenda commun des femmes pour la paix, la sécurité et la gouvernance en République démocratique du Congo.

Les participants sont appelés, durant ces assises, à formuler des recommandations susceptibles de renforcer la participation des femmes dans les mécanismes de prévention des conflits, de médiation et de gouvernance, tout en veillant à prendre en compte les réalités de toutes les provinces du pays.

À travers cette initiative, le gouvernement congolais réaffirme sa volonté de faire de la participation des femmes un levier essentiel pour la consolidation de la paix, la cohésion sociale et le développement durable, dans un contexte où plusieurs régions de la RDC demeurent confrontées aux défis sécuritaires.

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