
Face à l’aggravation de la crise humanitaire dans le Haut-Uélé, les parlementaires de la province ont saisi la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama. Plus de 60 000 personnes déplacées, majoritairement des femmes et des enfants, vivent actuellement dans des conditions précaires après les violences attribuées aux rebelles ADF.
Une délégation du caucus des députés nationaux et sénateurs du Haut-Uélé a été reçue le lundi 15 juin 2026 par la ministre du Genre, Famille et Enfant afin d’attirer l’attention du gouvernement sur la situation humanitaire préoccupante qui sévit dans cette province du nord-est de la RDC.
Selon les élus, les récentes attaques des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la région de Mambasa ont provoqué d’importants mouvements de populations vers le Haut-Uélé. À ce jour, plus de 60 000 déplacés sont recensés sur trois principaux sites d’accueil : Isiro, Watsa et Wamba.
Au sortir de l’audience, l’honorable Jean-Pierre Kezamudru Musisiri a décrit une situation alarmante marquée par la séparation de nombreuses familles et des conditions de vie particulièrement difficiles.
« Nous sommes venus voir la ministre du Genre afin qu’elle fasse également un plaidoyer pour ces femmes et ces enfants qui ont un besoin urgent d’assistance », a-t-il déclaré.
Les parlementaires estiment que l’aide déjà apportée reste insuffisante face à l’ampleur des besoins, alors que la saison des pluies complique davantage le quotidien des déplacés.
Touchée par cette situation, la ministre Micheline Ombae Kalama a promis de porter le dossier auprès des instances compétentes afin d’obtenir une réponse adaptée à cette urgence humanitaire.
Cette mobilisation intervient alors que plusieurs provinces de l’Est de la RDC continuent de subir les conséquences des violences armées, avec des milliers de familles contraintes d’abandonner leurs villages pour chercher refuge dans des zones plus sécurisées.

Juriste | Journaliste | Entrepreneur | Fondateur de YOKA INFOS