IMG-20260729-WA0056
img 20260729 wa00564195668148564978910

L’épidémie de maladie à virus Ebola s’est étendue au Bas-Uele, portant à six le nombre de provinces de la RDC désormais touchées. L’alerte a été donnée ce jeudi 13 août 2026 après le décès à Buta d’une personne venue d’Isiro, dans la province voisine du Haut-Uele.

L’information a été annoncée par Jean Kaseya, directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), lors d’un briefing consacré à l’évolution de l’épidémie. Selon lui, la personne concernée avait quitté Isiro avant de se rendre dans le Bas-Uele, où elle est finalement décédée à Buta, chef-lieu provincial.

« Nous avons une sixième province, qui est le Bas-Uele », a déclaré Jean Kaseya, confirmant ainsi l’extension géographique de l’épidémie.

Cette nouvelle propagation intervient alors que l’épidémie, déclarée officiellement le 15 mai dernier, continue de progresser rapidement. Les données présentées par Africa CDC font état de plus de 4 000 cas et de plus de 2 100 décès, même si l’ampleur réelle de l’épidémie demeure difficile à établir.

Jean Kaseya a notamment expliqué que les données disponibles ne couvrent que la période documentée depuis le mois de mai. Selon lui, plusieurs études indiquent que l’épidémie aurait commencé dès février, soit plusieurs mois avant sa déclaration officielle.

« Nous n’avons aucune idée de ce qui s’est passé de février à mai », a-t-il indiqué, soulignant les difficultés liées notamment à la transmission communautaire et au suivi des personnes exposées.

L’extension au Bas-Uele constitue un nouveau défi pour la riposte, particulièrement dans une province où les déplacements de populations et les difficultés d’accès à certaines zones peuvent compliquer la surveillance sanitaire. L’agence africaine de santé alerte d’ailleurs sur une progression de l’épidémie nettement plus rapide que celle observée lors de l’épidémie d’Afrique de l’Ouest de 2014-2016.

Face à cette évolution, les acteurs de la riposte insistent sur la nécessité de renforcer la surveillance, le suivi des contacts et la prise en charge rapide des cas suspects. La mobilisation des communautés reste également déterminante pour identifier rapidement les personnes exposées et limiter les nouvelles chaînes de transmission.

Jean Kaseya a par ailleurs lancé une mise en garde sur l’évolution possible de la situation, estimant que, sans une interruption rapide de la transmission, cette épidémie pourrait devenir la plus importante jamais enregistrée.

Avec l’entrée du Bas-Uele dans la liste des provinces touchées, la RDC fait désormais face à une extension géographique accrue de l’épidémie. Les autorités sanitaires et leurs partenaires sont ainsi appelés à intensifier la riposte afin d’éviter que de nouveaux cas ne se propagent vers d’autres zones du pays.

Laisser un commentaire

error: Contenu protégé © YOKA INFOS – Reproduction interdite sans autorisation.