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Le délai constitutionnel accordé au président de la République pour promulguer la loi fixant les modalités d’organisation du référendum est arrivé à échéance mercredi 12 août 2026. Cette expiration ouvre un débat juridique autour de l’article 140 de la Constitution, qui prévoit une « promulgation de droit » lorsque le chef de l’État ne promulgue pas une loi dans le délai requis.

Adoptée définitivement par le Parlement en juin, la loi référendaire avait été soumise au contrôle de la Cour constitutionnelle avant sa promulgation. Le 28 juillet 2026, la haute juridiction l’a déclarée conforme à la Constitution, tout en formulant des réserves d’interprétation sur plusieurs de ses dispositions.

À partir de cette décision, la question du délai de promulgation présidentielle est devenue centrale. Selon les éléments rapportés par BETO, les quinze jours prévus par la Constitution sont arrivés à expiration le mercredi 12 août à minuit.

L’article 140 de la Constitution dispose que le président de la République promulgue la loi dans les quinze jours suivant sa transmission, après expiration des délais constitutionnels prévus pour la procédure législative. Son deuxième alinéa prévoit surtout qu’« à défaut de promulgation de la loi par le Président de la République dans les délais constitutionnels, la promulgation est de droit ».

C’est cette disposition qui alimente actuellement les discussions autour du statut de la loi référendaire. La « promulgation de droit » signifie, selon l’interprétation présentée dans la source, que l’absence de signature présidentielle à l’expiration du délai ne maintient pas indéfiniment la loi en attente de promulgation.

Toutefois, cette situation ne signifie pas automatiquement que toutes les étapes de mise en œuvre du texte sont déjà accomplies. Trois notions doivent être distinguées : la promulgation, la publication au Journal officiel et l’entrée en vigueur de la loi.

L’article 141 prévoit en effet que les lois sont revêtues du sceau de l’État et publiées au Journal officiel. L’article 142 précise, pour sa part, qu’une loi entre en vigueur trente jours après sa publication au Journal officiel, sauf disposition contraire.

La prochaine étape du processus porte donc notamment sur la publication officielle du texte. Celle-ci permettra de déterminer les conditions concrètes et le calendrier de son entrée en vigueur.

Cette évolution intervient dans un contexte politique particulièrement sensible en RDC, marqué par le débat sur le projet référendaire et les discussions autour de l’avenir institutionnel du pays. L’expiration du délai présidentiel place ainsi l’article 140 au centre des interrogations sur la suite juridique réservée à la loi.

À ce stade, l’élément établi est l’expiration du délai de quinze jours et l’existence, dans la Constitution, du mécanisme de « promulgation de droit ». La publication au Journal officiel et les éventuelles formalités qui suivront permettront de préciser la portée concrète de cette nouvelle étape du processus référendaire.

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