9 septembre 2026
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Près de 100 personnes ont pris part lundi 7 septembre à Kisangani à une conférence

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Près de 100 personnes ont pris part lundi 7 septembre à Kisangani à une conférence consacrée à l’infertilité, autour des mythes, réalités et solutions liés aux difficultés de conception. Au-delà de l’aspect médical, la rencontre visait surtout à briser le silence et la stigmatisation qui entourent encore cette question dans la société.

Organisée par Dr Loyale Batina dans le cadre de l’émission « Quoi de neuf Docteur ? », la conférence s’est tenue à l’espace Américain de l’ISP Kisangani. Professionnels de santé, couples, jeunes et autres participants ont pris part aux échanges, marqués par de nombreuses questions sur les causes, les idées reçues et les possibilités de prise en charge de l’infertilité.

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Pour Dr Loyale Batina, l’objectif était de faire de l’infertilité un sujet dont on peut parler ouvertement, sans honte ni jugement. Dans certaines communautés, l’absence d’enfant reste en effet associée à une malédiction, une punition ou à une responsabilité attribuée exclusivement à la femme, alors que les causes peuvent concerner aussi l’homme ou les deux partenaires.

« L’infertilité n’est pas une fatalité ni une punition, c’est une pathologie qui se soigne », a-t-elle rappelé.

Les échanges ont notamment insisté sur l’importance de consulter les deux partenaires. Le fait qu’un homme ait déjà eu des enfants dans le passé, par exemple, ne suffit pas à exclure une difficulté de fertilité dans son couple actuel. Les spécialistes ont également rappelé que l’évaluation médicale peut nécessiter différents examens chez la femme comme chez l’homme.

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Le public a, de son côté, soulevé des préoccupations très concrètes : absence de règles, difficultés à concevoir après le retrait d’un implant contraceptif, rapports sexuels réguliers sans grossesse, hygiène intime, traitements traditionnels, tabac et chicha, alimentation ou encore produits éclaircissants.

Ces questions ont permis de replacer l’infertilité dans son véritable cadre : celui d’un problème de santé qui nécessite une évaluation médicale plutôt que des accusations ou des interprétations fondées sur les croyances.

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Les participants ont également été sensibilisés aux possibilités de prise en charge, notamment les traitements médicaux ou chirurgicaux et, dans certaines situations, la procréation médicalement assistée. L’objectif était surtout d’encourager les couples à ne pas attendre plusieurs années avant de demander un avis professionnel.

Pour les organisateurs, l’information constitue ainsi une première étape dans la lutte contre la stigmatisation.

« Consultez tôt, consultez ensemble », résume le message porté durant cette rencontre.

À Kisangani, cette initiative entend donc contribuer à faire évoluer le regard porté sur l’infertilité et à encourager les couples concernés à rechercher ensemble des réponses médicales, sans honte ni fatalisme.

Source : YOKA INFOS

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