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La Tshopo totalise 19 cas confirmés de maladie à virus Ebola, dont 10 décès, sept guérisons et deux patients encore pris en charge au centre de traitement Ebola (CTE), selon le point présenté mardi 1er septembre 2026 lors de la réunion de coordination de la riposte à Kisangani. Si aucun nouveau cas confirmé n’a été signalé au cours de cette mise à jour, les équipes restent confrontées à plusieurs difficultés, notamment l’insuffisance des équipements de protection individuelle (EPI) et les contraintes de mobilité sur le terrain.

Réunis dans la salle de réunion du ministère provincial de la Santé, sous la conduite du ministre provincial de la Santé, Dr Simon Bokongo Kawaya, les responsables sanitaires et les acteurs de la riposte ont fait le point sur l’évolution de la situation épidémiologique dans la province.

Selon Dr Franck Mebwa, chargé des opérations de l’équipe de riposte de la Division provinciale de la santé (DPS), le cumul reste de 19 cas confirmés. Le bilan se décompose en dix décès et neuf personnes vivantes, dont sept guéries et deux toujours hospitalisées au CTE.

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La surveillance des personnes ayant été en contact avec les cas confirmés se poursuit également. Sur les 455 contacts enregistrés, 300 étaient connus et suivis par les équipes au moment de la réunion, a précisé le responsable des opérations.

La maladie reste présente dans sept zones de santé de la province. Aucun nouvel élargissement à une autre zone de santé n’a été signalé lors de cette réunion.

Malgré cette situation, plusieurs obstacles persistent dans la réponse. Le manque d’équipements de protection individuelle apparaît notamment comme l’une des principales difficultés signalées par les équipes opérationnelles.

Dr Franck Mebwa a fait état d’évaluations montrant que plusieurs prestataires engagés dans la riposte travaillent sans disposer de certains équipements de protection de base. Pour les équipes, l’amélioration de cet approvisionnement est nécessaire afin de réduire les risques auxquels sont exposés les acteurs intervenant auprès des cas suspects ou confirmés.

La mobilité constitue également un enjeu important. Les investigations autour des alertes, le suivi des contacts et les différentes interventions de santé publique nécessitent des déplacements réguliers dans les zones concernées.

Avec l’appui d’Enabel, de nouvelles motos ont été acquises au niveau provincial. Les besoins restent cependant importants, notamment dans les zones de santé encore exposées, afin de permettre aux équipes d’intervenir plus rapidement.

La question de la rentrée scolaire a également été abordée au cours de la réunion. Alors que les cours ont officiellement repris dans la province, les autorités ont décidé de maintenir des mesures de prévention dans les établissements scolaires en raison de la présence d’Ebola.

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Le ministre provincial de la Santé a indiqué que cette décision faisait suite à une analyse de la situation et à des échanges avec le gouverneur de province. L’objectif est de permettre la poursuite des activités scolaires tout en limitant les risques de transmission.

Pour renforcer les dispositifs de prévention, 100 grands cartons de gel hydroalcoolique et 600 thermoflashes ont été mobilisés. Leur déploiement doit commencer dans les écoles des zones de santé les plus affectées avant de s’étendre progressivement à d’autres établissements.

Des équipes doivent par ailleurs accompagner les écoles dans l’utilisation des thermoflashes, le lavage des mains et l’usage du gel hydroalcoolique. Plusieurs établissements de Kisangani ont déjà été visités dans le cadre de cette démarche, notamment le Collège Maele, l’école Kimbangiste et l’école Saint-Jean.

À ce stade, l’absence de nouveau cas confirmé constitue un élément à surveiller, mais elle ne suffit pas à conclure à une stabilisation de l’épidémie. Avec 300 contacts encore suivis, sept zones de santé concernées et des difficultés persistantes en matière d’EPI et de mobilité, la capacité des équipes à maintenir une surveillance efficace reste déterminante pour l’évolution de la situation dans la Tshopo.

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