
Une nouvelle vague de violences attribuées aux combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) a endeuillé, ce mercredi 22 juillet 2026, les territoires de Beni, au Nord-Kivu, et de Mambasa, en Ituri. Les attaques ont fait plusieurs victimes civiles et provoqué un important déplacement des populations, accentuant une crise sécuritaire qui perdure dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo.
Selon des sources locales, les assaillants ont ciblé notamment les localités de Njiapanda-Bella, dans le territoire de Mambasa, et de Mununze, dans le territoire de Beni. Les premières informations font état de plus d’une dizaine de civils tués, tandis que plusieurs autres personnes restent portées disparues après ces incursions meurtrières.
Au fil de la journée, les témoignages recueillis sur place faisaient également état d’un bilan plus lourd. Des sources issues de la jeunesse locale évoquent la découverte d’environ 17 corps dans la soirée. Ce chiffre demeure toutefois provisoire et n’a pas encore été confirmé par les autorités compétentes.
Craignant de nouvelles attaques, de nombreux habitants ont quitté précipitamment leurs villages pour trouver refuge dans des zones jugées plus sûres, notamment à Mangina et dans la ville de Beni. Cet exode a paralysé les activités économiques et sociales dans plusieurs localités affectées, où les populations vivent désormais dans l’incertitude.
Ces nouvelles violences surviennent dans une région régulièrement ciblée par les ADF, un groupe armé accusé de multiples massacres contre les populations civiles dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Malgré les opérations militaires menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), avec l’appui de l’armée ougandaise dans le cadre des opérations conjointes, les attaques continuent d’être signalées dans plusieurs villages.
Au moment de la rédaction de cet article, aucune communication officielle n’avait encore confirmé le bilan humain de ces attaques. Les autorités sont attendues pour établir un état des lieux précis, tandis que les recherches se poursuivent afin de retrouver d’éventuels survivants et d’évaluer l’ampleur des dégâts.
Cette nouvelle tragédie rappelle la fragilité persistante de la situation sécuritaire dans l’est du pays. Pour les populations de Beni et de Mambasa, confrontées depuis plusieurs années aux violences des groupes armés, le retour durable de la paix demeure plus que jamais une attente urgente.
