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22 juillet 2026
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Kisangani a accueilli, du mardi 21 au mercredi 22 juillet 2026, les consultations provinciales sur la révision du Code forestier de la République démocratique du Congo. Organisées à l’Auberge Les Mambos sous l’égide du ministère de l’Environnement et Développement durable, ces assises ont permis à l’Initiative Interreligieuse pour la Protection des Forêts Tropicales (IRI-RDC) de porter plusieurs recommandations en faveur d’une gouvernance forestière plus participative et d’une meilleure protection des communautés locales et des peuples autochtones.

Pendant deux jours, représentants de l’administration forestière, autorités provinciales, députés provinciaux, organisations de la société civile, peuples autochtones, communautés locales, chercheurs, acteurs du secteur privé et partenaires techniques ont examiné le projet de révision du Code forestier, en vigueur depuis 2002. L’objectif était de recueillir les propositions des parties prenantes de la Tshopo afin d’enrichir le futur texte avant son examen au niveau national.

Parmi les organisations ayant pris une part active aux travaux figure l’Initiative Interreligieuse pour la Protection des Forêts Tropicales (IRI-RDC). Représentée par sa chargée de communication, Merveille Adjaye Tahirih, l’organisation a défendu une réforme qui tienne compte des réalités actuelles de la gouvernance environnementale et des attentes des populations qui dépendent directement des ressources forestières.

« Il était vraiment important de procéder à cette révision du Code forestier. Depuis 2002 jusqu’à nos jours, la loi a daté. Il y a eu beaucoup de changements et d’avancées en 24 ans. Il fallait adapter les articles aux réalités actuelles », a expliqué la représentante de l’IRI au cours des échanges.

Au centre de son plaidoyer, l’IRI a proposé une révision de l’article 22 relatif aux concessions forestières des communautés locales. L’organisation recommande notamment de simplifier la procédure d’attribution en renforçant les compétences des autorités provinciales.

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« Nous avons suggéré que l’arrêté d’attribution signé par le gouverneur de province, après approbation de la Division provinciale de l’Environnement, ne dépende plus obligatoirement de l’avis préalable du ministre national. Le gouverneur doit être habilité à signer cet arrêté sans devoir attendre l’aval de Kinshasa », a précisé Merveille Adjaye Tahirih.

Au-delà de cette proposition, l’IRI a insisté sur la nécessité de garantir une meilleure protection des droits des peuples autochtones et des communautés locales, dont les moyens de subsistance sont étroitement liés aux écosystèmes forestiers. Pour l’organisation, la révision du Code forestier doit permettre de concilier les impératifs de conservation des forêts, de développement durable et de justice sociale.

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« Nous avons longuement discuté avec les autres parties prenantes sur la manière de prioriser les intérêts des peuples autochtones et des communautés locales. Nous sommes dans une province forestière où ces populations vivent directement de ces ressources. Il faut impérativement protéger leurs droits et les privilégier dans le nouveau texte », a-t-elle ajouté.

Au fil des travaux, les participants ont également analysé plusieurs autres dispositions du projet de loi, notamment celles relatives au statut et à la protection des forêts, à l’exploitation forestière, à la transformation du bois, à la foresterie communautaire, à la fiscalité forestière ainsi qu’au régime des infractions et des sanctions.

À l’issue de ces consultations provinciales, les différentes recommandations formulées par les participants seront consolidées avant d’être transmises aux instances nationales chargées de finaliser le projet de révision du Code forestier. Pour l’IRI-RDC, cette démarche constitue une opportunité de renforcer la gouvernance forestière en République démocratique du Congo, en plaçant les communautés locales, les peuples autochtones et la gestion durable des ressources naturelles au cœur de la future législation.

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