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22 juillet 2026
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Image d’illustration

Le 26 juillet est désormais consacré à la commémoration des victimes des manifestations contre la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), survenues en 2022 dans plusieurs villes de l’Est du pays, dont Butembo. Cette journée de mémoire se veut un moment de recueillement, mais aussi un appel à la vérité, à la justice et à la réparation en faveur des personnes touchées par ces événements.

Instituée à la suite des manifestations de juillet 2022, cette journée rend hommage aux personnes décédées, blessées ou victimes de violations de leurs droits fondamentaux lors des protestations dirigées contre la présence de la MONUSCO en République démocratique du Congo. À Butembo, comme dans d’autres villes de l’Est, ces événements ont profondément marqué les populations et laissé de nombreuses familles endeuillées.

À l’époque, les manifestations traduisaient le mécontentement d’une partie de la population face à ce qu’elle considérait comme l’insuffisance des actions de la mission onusienne pour protéger les civils contre les violences persistantes des groupes armés. Les affrontements qui avaient suivi avaient fait plusieurs victimes et provoqué d’importants dégâts matériels.

Au-delà du devoir de mémoire, cette commémoration vise à maintenir vivante l’exigence de vérité sur les circonstances des événements. Les organisateurs ainsi que plusieurs défenseurs des droits humains estiment que les victimes et leurs proches ont droit à la justice, à l’établissement des responsabilités et à une réparation effective des préjudices matériels, physiques, moraux et psychologiques subis.

Ils appellent également les autorités congolaises et la MONUSCO à poursuivre les efforts engagés afin que les enquêtes aboutissent et que les mécanismes de prise en charge des victimes soient pleinement mis en œuvre, conformément aux principes de protection des droits humains.

Pour les familles endeuillées et les survivants, le 26 juillet demeure un moment de recueillement, mais aussi de réflexion sur les défis sécuritaires qui persistent dans l’Est de la RDC. Cette journée rappelle, selon eux, qu’une paix durable ne peut être consolidée sans reconnaissance des souffrances des victimes, sans lutte contre l’impunité et sans respect des droits fondamentaux.

À travers cette commémoration, les communautés réaffirment leur attachement à la dignité des victimes et à la préservation de leur mémoire. Elles espèrent que ce devoir de mémoire contribuera également à renforcer le dialogue, la protection des populations civiles et les efforts en faveur d’une paix durable dans les provinces de l’Est de la République démocratique du Congo.

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