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30 juin 2026
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L’Assemblée provinciale de la Tshopo a clôturé, ce lundi 29 juin 2026, l’examen de la question orale avec débat adressée au ministre provincial des Finances, Patrick Valencio, sur la gestion des finances publiques. À l’issue des échanges, le député provincial Héritier Likaka, initiateur de la démarche, estime que des améliorations sont attendues et accorde au ministre un délai de trois mois pour mettre en œuvre les recommandations formulées par les élus.

Après plusieurs heures de débats consacrés à la gestion des finances publiques de la province, le ministre provincial des Finances, Patrick Valencio, a répondu ce lundi 29 juin 2026 aux préoccupations soulevées par les députés provinciaux réunis en séance plénière à l’Assemblée provinciale de la Tshopo. Cette audition faisait suite à une question orale avec débat initiée par le député Héritier Likaka, portant notamment sur la mobilisation des recettes, la gestion du trésor provincial et les mécanismes de collecte des fonds publics.

Au terme de la plénière, Héritier Likaka a salué la comparution du ministre devant la représentation provinciale, tout en estimant que les explications fournies ne dissipent pas toutes les préoccupations soulevées par les élus.

« Je félicite le ministre des Finances parce que ce n’est pas facile de venir répondre devant la représentation provinciale. Mais nous avons préféré lui accorder une nouvelle chance afin qu’il puisse améliorer la gestion des finances publiques », a déclaré le député à la presse.

Selon l’élu, les recommandations adoptées par l’Assemblée provinciale visent à permettre au gouvernement provincial d’améliorer la mobilisation des recettes et de renforcer la transparence dans leur gestion. Il affirme toutefois que les résultats attendus devront être visibles dans les trois prochains mois.

« Nous lui donnons trois mois. S’il n’y a pas d’amélioration avec les recommandations que nous avons formulées, le ministre des Finances devra tirer les conséquences de son échec », a averti Héritier Likaka.

Au cours de son intervention, le député a également évoqué ce qu’il considère comme des insuffisances dans le suivi des recettes provinciales. À titre d’exemple, il affirme avoir relevé un écart important entre les recettes enregistrées par le logiciel de perception Technocom et les montants effectivement versés sur les comptes bancaires de la province.

« Pour le mois de mai 2026, le logiciel Technocom affichait plus d’un million de dollars de recettes, alors qu’environ 325 000 dollars seulement étaient retrouvés au niveau de la banque », a-t-il soutenu, estimant que cette situation appelle un contrôle plus rigoureux des mécanismes de collecte et de traçabilité des recettes.

Le député provincial considère que le ministère des Finances occupe une place stratégique dans le fonctionnement de l’exécutif provincial. À ses yeux, l’amélioration de la mobilisation des ressources constitue une condition essentielle pour financer les investissements publics, réduire les arriérés et soutenir les projets de développement dans les différents territoires de la Tshopo.

Héritier Likaka a par ailleurs indiqué que plusieurs recommandations ont été adressées aussi bien au ministre provincial des Finances qu’au gouvernement provincial. Il estime que ces mesures devraient contribuer à renforcer la gouvernance financière, améliorer la coordination dans la gestion budgétaire et garantir une meilleure exécution des dépenses publiques.

Tout en rejetant les accusations d’acharnement politique, le député affirme que sa démarche relève exclusivement de la mission constitutionnelle de contrôle reconnue aux députés provinciaux.

« Il ne s’agit pas d’un acharnement contre le ministre. Aujourd’hui, je suis député provincial et mon devoir est de défendre les intérêts de la population ainsi que de veiller à la bonne gestion des ressources publiques », a-t-il insisté.

La question orale avec débat initiée par Héritier Likaka s’inscrit dans le cadre des prérogatives de contrôle parlementaire de l’Assemblée provinciale. Les recommandations adoptées au terme de cette plénière serviront désormais de feuille de route pour l’évaluation de la gestion financière du gouvernement provincial au cours des prochains mois. Les élus attendent que les engagements pris se traduisent par une amélioration tangible de la mobilisation des recettes et une plus grande transparence dans la gestion des finances publiques de la Tshopo.

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