
Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation politique de l’ancien président Joseph Kabila, annonce la reprise de ses activités sur l’ensemble du territoire national après plusieurs mois de restrictions. Le parti réclame également la libération de plusieurs de ses principaux dirigeants, détenus depuis plusieurs mois, et réaffirme son opposition à toute révision de la Constitution.
Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) entend faire son retour sur la scène politique nationale. À l’issue d’une réunion d’évaluation de la situation sociopolitique du pays tenue le mercredi 24 juin 2026 à Kinshasa, la formation politique de l’ancien président Joseph Kabila a annoncé la reprise de ses activités à travers la République démocratique du Congo.
Selon les résolutions adoptées au cours de cette rencontre, le PPRD estime que les conditions sont désormais réunies pour relancer ses activités politiques, après la levée de la mesure qui limitait les interventions publiques de ses cadres et membres dans les médias.
Parallèlement, le parti exige la libération de plusieurs de ses dirigeants arrêtés entre décembre 2025 et janvier 2026. Il s’agit notamment d’Aubin Minaku, vice-président du PPRD, d’Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent, ainsi que de Dunia Kilanga, secrétaire national chargé de la mobilisation. Le parti affirme que ces responsables sont détenus depuis plusieurs mois sans avoir été jugés.
Dans sa déclaration, le PPRD dénonce ce qu’il qualifie de détention prolongée et appelle les autorités judiciaires à garantir le respect des droits de ses cadres conformément aux principes de l’État de droit.
Sur le plan politique, le parti réitère également son opposition à toute initiative visant à modifier la Constitution du 18 février 2006. Il estime que le texte fondamental doit être préservé et rappelle que le second mandat constitutionnel du président Félix Tshisekedi arrive à échéance en décembre 2028.
Le PPRD critique par ailleurs ce qu’il considère comme un rétrécissement de l’espace démocratique, évoquant la suspension de ses activités depuis plusieurs mois ainsi que celles d’autres formations politiques associées au mouvement Sauvons la RDC.
Cette prise de position intervient dans un contexte où plusieurs organisations de défense des droits humains continuent d’exprimer leurs préoccupations sur la situation de certains opposants. Dans un rapport publié en mai dernier, Human Rights Watch indiquait que plusieurs personnes arrêtées dans le cadre d’opérations menées fin 2025 avaient été libérées, tandis que d’autres, dont Aubin Minaku et Emmanuel Ramazani Shadary, demeuraient toujours en détention.
L’annonce de la reprise des activités du PPRD intervient également alors que le débat autour d’une éventuelle révision de la Constitution continue d’alimenter les échanges au sein de la classe politique congolaise. Entre revendications de l’opposition et positions de la majorité, ce dossier demeure l’un des principaux sujets de la vie politique nationale.
À travers cette nouvelle déclaration, le parti de Joseph Kabila affiche sa volonté de retrouver pleinement sa place dans le débat démocratique tout en faisant de la libération de ses cadres et du respect des dispositions constitutionnelles les priorités de son action politique dans les mois à venir.
