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23 juin 2026
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L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a franchi une nouvelle étape dans sa volonté de se démarquer des actes de violence commis par certaines personnes se réclamant de la « Force du progrès ». Ce lundi 22 juin 2026, le parti présidentiel a déposé une plainte auprès du procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, afin que toute la lumière soit faite sur les incidents enregistrés ces derniers temps à Kinshasa et dans d’autres provinces du pays.

À travers cette démarche judiciaire, l’UDPS entend poursuivre toute personne impliquée dans des actes de vandalisme ou de troubles à l’ordre public commis sous couvert de la « Force du progrès », une structure régulièrement associée au parti au pouvoir dans l’opinion publique.

Dans leur plainte, les avocats-conseils de l’UDPS ont tenu à rappeler que la « Force du progrès » est une branche relevant de la Ligue des jeunes du parti et que sa mission se limite à la mobilisation politique et citoyenne. Le parti affirme qu’aucune autre prérogative ne lui est reconnue et rejette toute implication dans des actes de violence attribués à certains individus agissant en son nom.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par plusieurs polémiques autour des agissements de groupes se présentant comme membres de la « Force du progrès ». Ces derniers jours, des incidents impliquant des militants identifiés ou présumés proches de cette structure ont suscité de vives réactions dans les milieux politiques et au sein de la société civile.

La question a notamment pris une dimension particulière après les dénonciations formulées par certaines organisations religieuses et politiques au sujet de comportements jugés contraires aux principes démocratiques. Face à ces accusations, l’UDPS semble vouloir clarifier sa position et démontrer sa volonté de voir les responsabilités individuelles établies par les instances compétentes.

Pour plusieurs observateurs, cette plainte pourrait constituer un signal fort en faveur du respect de l’État de droit et de la responsabilité individuelle, dans un contexte où les partis politiques sont souvent accusés d’être associés aux dérapages de certains de leurs sympathisants.

En saisissant la justice, l’UDPS cherche ainsi à dissocier son image des actes répréhensibles commis par des individus se réclamant de sa mouvance. Reste désormais à la justice de déterminer les responsabilités éventuelles et de faire avancer les enquêtes afin d’établir les faits avec précision.

Cette procédure pourrait également contribuer à alimenter le débat sur l’encadrement des mouvements de mobilisation politique et sur la nécessité de prévenir tout recours à la violence dans l’expression de l’engagement partisan en République démocratique du Congo.

Par : Denis BAKUMANI

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