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18 juin 2026
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Le centre de santé de Kabasha, situé dans le territoire de Beni au Nord-Kivu, a été la cible d’un acte de vandalisme dans la nuit du 17 au 18 juin, peu après l’évacuation d’un patient confirmé positif à Ebola. Face à cet incident, la société civile appelle les autorités à identifier et sanctionner les responsables afin de préserver les efforts de riposte contre l’épidémie.

La lutte contre Ebola fait face à un nouveau défi dans le territoire de Beni. Des individus non identifiés ont attaqué et endommagé le centre de santé de Kabasha-Kasebere, dans le groupement Buliki, secteur de Ruwenzori, quelques heures après le transfert d’un malade confirmé atteint du virus Ebola vers une structure spécialisée de prise en charge.

Selon des sources sanitaires locales, le patient avait été évacué vers la zone de santé de Kalunguta afin de bénéficier de soins appropriés et de limiter les risques de contamination au sein de la communauté. Mais dans un climat marqué par la peur et les rumeurs autour de la maladie, des assaillants ont pris pour cible l’établissement de santé.

L’infirmier titulaire du centre, Kambale Kikuranga Gilbert, a indiqué que plusieurs infrastructures ont été endommagées lors de cette attaque. Les vitres du bâtiment ont notamment été brisées, tandis que le système d’approvisionnement en eau a été détruit, compromettant l’accès à ce service essentiel pour les patients et le personnel soignant.

Cette attaque intervient alors que l’aire de santé de Kabasha enregistre son deuxième cas confirmé d’Ebola. Les professionnels de santé redoutent que de tels actes ne compliquent davantage les opérations de surveillance, de sensibilisation et de prise en charge des malades dans une région déjà confrontée à de nombreux défis sécuritaires.

Face à cette situation, la société civile locale a fermement condamné le vandalisme dont a été victime la structure sanitaire. Elle estime que ces actes constituent une menace pour la santé publique et risquent de freiner les efforts engagés pour contenir la propagation du virus.

Les acteurs communautaires demandent ainsi aux services de sécurité d’ouvrir des investigations afin d’identifier les auteurs et leurs éventuels complices. Ils plaident également pour le renforcement des campagnes de sensibilisation afin de lutter contre la désinformation qui accompagne souvent les flambées épidémiques.

L’incident de Kabasha s’inscrit dans un contexte particulièrement tendu pour les structures sanitaires du Nord-Kivu. Quelques jours auparavant, un enfant testé positif à Ebola avait été emmené de force par des hommes armés depuis un hôpital de Butembo. Un début d’incendie avait également été signalé au Centre de traitement Ebola de Katwa avant d’être rapidement maîtrisé.

Ces événements illustrent les difficultés auxquelles sont confrontés les acteurs de la riposte sanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, où les défis sécuritaires viennent souvent s’ajouter aux urgences de santé publique.

Alors que les autorités sanitaires poursuivent leurs efforts pour contenir l’épidémie, les appels se multiplient en faveur d’une meilleure protection des infrastructures médicales et du personnel soignant. Pour de nombreux observateurs, la réussite de la riposte dépend aussi de la confiance de la population envers les structures de santé et les équipes déployées sur le terrain.

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