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15 juin 2026
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La localité de Luvungi, dans le territoire d’Uvira au Sud-Kivu, reste sous tension ce lundi 15 juin 2026 après des affrontements armés ayant opposé deux unités des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Selon plusieurs sources locales, ces accrochages ont fait au moins un mort dans les rangs de l’armée et semé la panique parmi les habitants.

Une situation inhabituelle a secoué la plaine de la Ruzizi durant le week-end. Depuis dimanche, des échanges de tirs ont opposé les unités militaires connues sous les appellations de « Hiboux » et « Satan 2 » dans la localité de Rugobagoba, située à proximité de Luvungi, dans le territoire d’Uvira.

D’après plusieurs sources concordantes contactées dans la région, les affrontements auraient débuté dans des circonstances qui demeurent encore floues. Jusqu’à présent, les autorités militaires n’ont pas communiqué officiellement sur les causes exactes de ces incidents ni sur les responsabilités éventuelles des protagonistes.

Selon les premières informations recueillies sur place, un militaire appartenant à l’unité « Satan 2 » aurait perdu la vie au cours des affrontements. Sa mort aurait contribué à l’escalade de la tension, entraînant la poursuite des échanges de tirs pendant une partie de la nuit de dimanche à lundi.

Dans plusieurs quartiers de Luvungi et des villages environnants, la population affirme avoir vécu des heures d’angoisse. Des habitants rapportent s’être barricadés dans leurs maisons tandis que d’autres ont préféré quitter temporairement certaines zones considérées comme exposées.

« Nous avons passé la nuit dans la peur à cause des tirs. Personne ne comprenait réellement ce qui se passait », a confié un habitant joint par téléphone, sous couvert d’anonymat.

Ces événements surviennent dans une province déjà confrontée à de multiples défis sécuritaires liés à la présence de groupes armés et aux tensions récurrentes dans certaines zones frontalières. Pour de nombreux observateurs, des affrontements impliquant directement deux unités de l’armée régulière risquent d’affecter davantage la confiance de la population envers les institutions chargées de sa protection.

Face à cette situation, plusieurs acteurs de la société civile locale appellent les autorités militaires à faire toute la lumière sur les circonstances de ces accrochages et à prendre les mesures nécessaires pour prévenir de nouveaux incidents.

En attendant une communication officielle, le calme semble progressivement revenir dans la zone. Toutefois, l’inquiétude demeure au sein de la population, qui espère des explications rapides et des garanties de sécurité afin d’éviter que de tels affrontements ne se reproduisent.

Par : Delphin ANECO

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