16 septembre 2026
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La formation consacrée à la communication sur les risques et l’engagement communautaire autour de la

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La formation consacrée à la communication sur les risques et l’engagement communautaire autour de la maladie à virus Ebola s’est clôturée ce mardi 15 septembre 2026 à la Division provinciale de la Santé (DPS) de la Tshopo, à Kisangani. Organisée au profit des professionnels des médias de Kisangani et de Bafwasende, cette session intervient alors que la province comptait, au 13 septembre, 28 cas confirmés, 12 décès, 11 guérisons et 5 cas actifs, selon les statistiques présentées aux participants.

Pendant deux jours, les journalistes ont été outillés sur les notions essentielles liées à la MVE, notamment ses modes de transmission, les moyens de prévention, la communication sur les risques, la gestion des rumeurs et de l’infodémie ainsi que le feedback communautaire.

Pour Dr Christian Tshilenge, expert en communication sur les risques et engagement communautaire (CREC), l’objectif était notamment de permettre aux professionnels des médias de mieux comprendre la maladie afin de la traiter avec davantage de précision.

« La formation a été exclusivement consacrée au renforcement des capacités des professionnels des médias sur les mesures permettant de mieux comprendre les concepts liés à la MVE, ses modes de transmission ainsi que les mécanismes de prévention contre cette maladie », a-t-il expliqué.

La première journée a essentiellement porté sur l’appropriation des concepts fondamentaux liés à Ebola. Les travaux de la deuxième journée ont davantage mis l’accent sur l’élaboration des outils et des messages de communication adaptés aux réalités des communautés.

Au-delà des connaissances techniques, les formateurs ont insisté sur la responsabilité des médias face à la circulation rapide des informations non vérifiées. Les journalistes ont notamment été appelés à contribuer à la lutte contre les intox, les rumeurs et les fausses informations susceptibles d’alimenter la peur ou la méfiance au sein de la population.

« À la fin, nous attendons beaucoup des journalistes, notamment qu’ils soient des moteurs et des relais de communication pour faire circuler les informations fiables, lutter contre les intox, l’infodémie et les fausses informations qui circulent dans la communauté », a souligné Dr Christian Tshilenge.

Les professionnels des médias ont également été sensibilisés à l’importance d’encourager la population à signaler rapidement les cas suspects et à orienter les personnes présentant des signes évocateurs vers les structures sanitaires appropriées. Dans une épidémie où la rapidité de la détection et de la prise en charge constitue un enjeu majeur, le rôle de l’information devient ainsi étroitement lié à celui de la riposte.

La situation épidémiologique présentée aux participants montre par ailleurs que la riposte reste active dans la province. Une équipe d’intervention rapide est notamment déployée dans la zone de santé de Bafwasende, tandis que les autorités provinciales appellent la population à renforcer la vigilance, à respecter les mesures de prévention et à collaborer avec les équipes engagées dans la riposte.

La formation s’est donc achevée sur un appel à une couverture médiatique responsable de l’épidémie. À travers une information vérifiée, accessible et adaptée aux réalités locales, les journalistes de Kisangani et de Bafwasende sont désormais appelés à contribuer davantage à la sensibilisation des communautés et à renforcer la confiance autour des actions de riposte contre Ebola.

Source : YOKA INFOS

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