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La ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovations, Marie-Thérèse Sombo, appelle à la prudence face aux informations faisant état d’une possible présence d’uranium dans certains produits issus de la chaîne polymétallique congolaise. Elle préconise une vérification scientifique rigoureuse avant toute conclusion sur cette question aux enjeux stratégiques pour la RDC.

Lors des travaux du Conseil national de sécurité nucléaire, tenus ce samedi 8 août 2026 à Kinshasa, la ministre a insisté sur la nécessité de s’appuyer sur des données vérifiables et des expertises scientifiques.

« Nous ne sommes pas réunis aujourd’hui pour confirmer ce qui a été publié dans la presse, ni pour les réfuter par principe », a-t-elle déclaré, appelant plutôt à « comprendre, vérifier et confronter les différentes informations disponibles ».

Cette position intervient après la diffusion, notamment dans la presse internationale, d’informations évoquant une éventuelle présence d’uranium dans certains produits issus de la chaîne polymétallique congolaise. Des hypothèses font également état d’une possible sortie de quantités importantes de cette ressource du territoire national au cours des dernières décennies.

Pour les autorités congolaises, ces affirmations doivent encore être examinées. Il s’agit notamment de déterminer la nature des matières concernées, leur éventuelle teneur en uranium, leur origine ainsi que les conditions dans lesquelles elles auraient circulé.

Les travaux du Conseil national de sécurité nucléaire doivent également permettre d’évaluer les mécanismes nationaux de surveillance et de contrôle des matières nucléaires et radioactives. L’objectif est d’identifier d’éventuelles failles et, si nécessaire, de renforcer le dispositif existant.

Au-delà des enjeux économiques et stratégiques, la question touche également à la sécurité des populations et à la protection de l’environnement, notamment en matière de manipulation, de transport et de stockage de matières potentiellement radioactives.

À ce stade, aucune conclusion définitive n’est donc tirée sur la présence ou la circulation d’uranium évoquée dans ces informations. Les autorités privilégient les analyses et les données scientifiques afin d’établir les faits avant toute décision.

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