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21 juillet 2026
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La tension est montée d’un cran, ce lundi 20 juillet 2026, dans le territoire de Mahagi, en Ituri, où des membres de la société civile ont démantelé deux postes de contrôle de la Police de Circulation Routière (PCR). Les manifestants dénoncent des tracasseries routières récurrentes et réclament le remplacement du commandant local de ce service.

La mobilisation s’est déroulée en pleine journée dans le chef-lieu du territoire de Mahagi. Selon plusieurs témoins, les manifestants ont retiré les barrières ainsi que les cônes de signalisation installés aux postes de contrôle de la PCR avant de les acheminer jusqu’au bureau de l’administrateur du territoire, dans le but d’interpeller les autorités sur leurs revendications.

À l’origine de cette action, les organisations de la société civile évoquent les nombreuses plaintes formulées par les usagers de la route. Ces derniers dénoncent notamment la multiplication des contrôles, des perceptions financières qu’ils jugent illégales ainsi que diverses formes de tracasseries routières qui, selon eux, compliquent les déplacements et alourdissent les charges des transporteurs et des voyageurs.

Pour les représentants des forces vives, ces pratiques constituent un frein à la libre circulation des personnes et des biens et accentuent les difficultés économiques auxquelles la population est confrontée. Ils estiment qu’une réforme du fonctionnement des postes de contrôle est devenue indispensable afin de restaurer la confiance entre les services chargés de la sécurité routière et les citoyens.

Au terme de leur manifestation, les protestataires ont officiellement exigé le départ du commandant local de la Police de Circulation Routière, qu’ils tiennent pour responsable des abus dénoncés. Ils ont également appelé les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour mettre un terme aux pratiques qu’ils jugent contraires à la loi et au respect des droits des usagers.

Jusqu’à la rédaction de cet article, ni la Police de Circulation Routière ni l’administration territoriale de Mahagi n’avaient réagi officiellement à ces accusations. Leur version des faits reste donc attendue afin d’éclairer davantage l’opinion sur cette affaire.

Cette mobilisation illustre une nouvelle fois le mécontentement d’une partie de la population face aux tracasseries routières régulièrement dénoncées dans plusieurs provinces de la RDC. Reste à savoir si les revendications de la société civile conduiront à des mesures concrètes de la part des autorités provinciales et nationales.

Par : Delphin ANECO

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