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20 juin 2026
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Soixante-huit ressortissants congolais expulsés d’Ouganda pour séjour irrégulier ont été accueillis à Kasindi, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Les autorités locales assurent leur prise en charge temporaire tout en appelant la population à ne pas céder aux rumeurs ayant entouré leur arrivée.

Les autorités congolaises de la cité frontalière de Kasindi ont accueilli un groupe de 68 ressortissants de la République démocratique du Congo reconduits du territoire ougandais après avoir été identifiés en situation irrégulière dans le district de Masaka. L’opération, menée par les services ougandais, s’inscrit dans le cadre du contrôle migratoire appliqué par les autorités du pays voisin.

Selon les informations communiquées par les services de sécurité locaux, le groupe est composé de 29 hommes, 18 femmes et 21 enfants. Après leur reconduite à la frontière le 17 juin dernier, ces citoyens congolais ont été pris en charge à leur arrivée à Kasindi, principal poste frontalier entre la RDC et l’Ouganda dans le territoire de Beni.

Faute d’un centre de transit adapté pour accueillir les personnes expulsées, les autorités locales ont trouvé une solution provisoire en collaboration avec des responsables religieux. Les personnes concernées sont actuellement hébergées dans les installations de la 8ᵉ Communauté des Églises Pentecôtistes en Afrique Centrale (CEPAC), situées dans le quartier Congo ya Sika.

Le commandant de la Police nationale congolaise à Kasindi, Kasereka Kambere Claude, a expliqué que plusieurs vérifications avaient été effectuées avant leur installation.

« Des investigations ont été menées, notamment une surveillance épidémiologique afin de s’assurer qu’aucune de ces personnes ne présentait de problème de santé. Une fois ces procédures achevées, nous avons recherché une solution d’hébergement temporaire en attendant leur retour dans leurs milieux d’origine », a-t-il indiqué.

L’arrivée de ces ressortissants a cependant alimenté de nombreuses spéculations sur les réseaux sociaux. Certains messages faisaient état de la présence de personnes suspectes dans la cité frontalière, suscitant inquiétude et méfiance au sein de la population.

Ces informations ont été démenties par les services de sécurité, qui affirment qu’il s’agit uniquement de citoyens congolais expulsés pour des raisons administratives liées à leur statut migratoire en Ouganda.

La tension est montée d’un cran dans la nuit du 18 juin lorsque plusieurs habitants du quartier Kikemba ont tenté de s’en prendre à un groupe de 17 personnes appartenant aux expulsés, les prenant à tort pour des individus suspects. L’intervention rapide des forces de l’ordre, appuyée par des tirs de sommation, a permis d’éviter des actes de violence et de rétablir le calme.

Cet incident met en lumière les défis liés à la gestion des mouvements transfrontaliers dans une région marquée par l’insécurité, les crises sanitaires récurrentes et la circulation de fausses informations. Les autorités locales appellent la population à faire preuve de retenue et à se référer aux sources officielles avant de relayer des informations susceptibles de provoquer la panique.

En attendant leur réinstallation dans leurs provinces d’origine, les 68 ressortissants congolais continuent de bénéficier d’un accompagnement temporaire à Kasindi. Les autorités assurent suivre leur situation de près afin de faciliter leur retour dans des conditions sécurisées et dignes.

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