
Une vive inquiétude règne au site de déplacés de Kigonze, dans la ville de Bunia, où un corps demeurait encore sans prise en charge sanitaire ce lundi 15 juin 2026. Face à cette situation, les responsables du site et les habitants appellent à une intervention urgente des équipes de riposte et des autorités compétentes.
Selon des informations recueillies par l’équipe rédactionnelle de Yoka Infos, un corps sans vie serait resté plusieurs jours sur le site de déplacés de Kigonze, dans la ville de Bunia, sans qu’une intervention des services sanitaires spécialisés ne soit signalée.
L’alerte a été lancée par DZ’DJO NDRUTSI Étienne, président du site, qui déplore l’absence de prise en charge malgré plusieurs appels adressés aux structures concernées. Cette situation suscite une profonde inquiétude parmi les déplacés, dans un contexte où la province de l’Ituri reste confrontée à plusieurs défis sanitaires.
Selon les responsables locaux, au moins sept décès auraient été enregistrés au cours de la semaine écoulée sur le site. Les causes exactes de ces décès ne sont pas encore connues et aucune communication officielle n’a, pour l’instant, permis d’en établir l’origine.
« Nous appelons les équipes de riposte, malheureusement elles ne viennent pas », a déclaré le président du site, exprimant sa préoccupation face à ce qu’il considère comme une urgence sanitaire nécessitant une réponse rapide.
Faute d’intervention des services compétents, des jeunes du site auraient été contraints de s’organiser pour procéder eux-mêmes à certaines inhumations. Une situation qui inquiète davantage les habitants, lesquels redoutent d’éventuels risques sanitaires liés à la manipulation des corps sans encadrement approprié.
Le site de Kigonze accueille des milliers de personnes déplacées ayant fui l’insécurité dans plusieurs territoires de l’Ituri. Les conditions de vie y demeurent particulièrement précaires, avec un accès limité aux soins de santé, à l’eau potable et aux infrastructures d’assainissement.
Face à cette nouvelle alerte, plusieurs habitants demandent aux autorités sanitaires d’effectuer rapidement des investigations, de procéder aux prélèvements nécessaires et de renforcer le suivi médical au sein du camp afin d’écarter tout risque de propagation de maladies.
Jusqu’à la rédaction de cet article, aucune réaction officielle des services de santé n’avait été enregistrée concernant cette situation. Les déplacés espèrent toutefois une intervention rapide afin de clarifier les circonstances des décès signalés et de rassurer une population déjà fragilisée par des années de crise humanitaire.
Par : Delphin ANECO
