
Dans le territoire de Mambasa, des présumés éléments des ADF ont imposé de nouvelles taxes aux populations civiles lors de réunions tenues dans plusieurs localités de la chefferie des Babila Bakwanza.
Des éléments présumés des Forces démocratiques alliées (ADF) ont tenu, le mardi 30 avril 2026, des rencontres dans les localités de Makuku et Ndioka, situées dans la chefferie des Babila Bakwanza, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri.
Selon des sources de la société civile relayées par le journaliste Trésor Kapepela, ces réunions ont débouché sur l’instauration de nouvelles exigences financières imposées aux populations civiles.
Désormais, les habitants seraient contraints de payer 30 000 francs congolais pour l’identification de leurs champs, en plus d’une redevance fixée à 50 dollars américains. Ces prélèvements, qualifiés d’illégaux par plusieurs acteurs locaux, accentuent la pression économique sur des communautés déjà fragilisées par l’insécurité.
Par ailleurs, des témoignages font état de la libération de plusieurs civils enlevés après paiement de rançons, souvent effectuées via des services de mobile money. Cette pratique contribuerait au financement des activités des groupes armés actifs dans la région.
Ces nouvelles exactions interviennent dans un contexte d’opérations militaires conjointes menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et l’armée ougandaise (UPDF), visant à neutraliser les groupes armés dans l’est du pays.
Malgré ces offensives, la présence des ADF dans certaines zones reculées du territoire de Mambasa continue d’exposer les populations à des abus récurrents, notamment des extorsions, enlèvements et violences diverses.
Face à cette situation, des voix locales appellent à un renforcement des opérations sécuritaires ainsi qu’à une protection accrue des civils dans les zones encore instables.
La province de l’Ituri demeure ainsi l’un des foyers les plus préoccupants de l’insécurité dans l’est de la République démocratique du Congo.
