25 septembre 2026
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Les sages-femmes ont été reçues ce jeudi 24 septembre 2026 à l’Assemblée provinciale de la Tshopo par son président, Dr Mateus Kanga Londimo, à qui elles ont présenté leurs préoccupations socioprofessionnelles. Au centre de leur démarche figurent douze revendications portant notamment sur les salaires, les primes, la mécanisation, les matricules, l’évolution de carrière et l’insertion professionnelle des jeunes sages-femmes.

Au cours de cette rencontre, les représentantes des sages-femmes ont présenté leur mémorandum aux autorités provinciales, sollicitant notamment un accompagnement auprès du Gouvernement central. Le document, daté du 23 septembre 2026, est consacré à l’amélioration des conditions professionnelles de cette catégorie de personnel de santé et à la recherche de réponses institutionnelles durables.

Parmi les premières préoccupations soulevées figure la situation salariale. Les sages-femmes demandent le déblocage des alignements à la prime de risque et la prise en compte du « 70 % restant », conformément aux engagements qu’elles évoquent dans leur mémorandum. Elles réclament également l’application des engagements de Bibwa, notamment pour les allocations de transport et de logement.

La question de la mécanisation occupe également une place importante dans leurs revendications. Elles demandent la régularisation de la situation des sages-femmes déjà matriculées mais qui demeurent non payées, ainsi que l’admission sous statut et l’attribution de matricules aux nouvelles unités remplissant les conditions administratives requises.

Sur le plan de la carrière, elles plaident pour la reprise et la finalisation du processus d’avancement en grade. Le mémorandum affirme que certaines professionnelles n’auraient connu aucune progression depuis plus de vingt ans malgré leur ancienneté et leur engagement au service de la nation.

Les jeunes sages-femmes formées mais actuellement sans emploi font également partie des préoccupations présentées. Elles proposent la mise en place d’un mécanisme transparent de recrutement et de déploiement, tenant compte des besoins des provinces, villes, territoires et zones de santé, notamment dans les milieux ruraux et enclavés.

Le document met aussi en avant la prime liée à la gratuité de la maternité et la prime de brousse. Les professionnelles demandent une meilleure organisation de ces mécanismes ainsi qu’une prise en compte effective de leur contribution dans la politique de gratuité des soins maternels.

Au-delà des questions financières et administratives, les sages-femmes proposent la création d’une sous-commission spécifiquement consacrée à leurs préoccupations au sein de la Commission interministérielle compétente. Elles souhaitent également l’instauration d’un cadre national permanent de dialogue, de concertation et de suivi avec les ministères et administrations concernés.

Cette démarche intervient alors que la santé maternelle et néonatale demeure un axe important de la politique sanitaire en RDC. Le ministère de la Santé indique que le programme de gratuité de la maternité est progressivement étendu et qu’il vise notamment à réduire les barrières financières à l’accès aux soins pour les femmes enceintes et les nouveau-nés.

Pour les sages-femmes, l’amélioration de la prise en charge des femmes et des nouveau-nés passe aussi par la reconnaissance et la stabilisation des professionnelles qui assurent ces services. Dans leur mémorandum, elles demandent ainsi aux autorités provinciales de prendre officiellement acte de leurs préoccupations, de les transmettre aux institutions nationales compétentes et de soutenir leur plaidoyer auprès du Gouvernement central.

À travers cette rencontre avec le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, les sages-femmes entendent donc faire avancer un dossier qui dépasse les seules questions de rémunération. Elles réclament un mécanisme de dialogue permettant de suivre chaque revendication, d’identifier les éventuels blocages et de disposer d’un calendrier pour leur traitement.

Source : YOKA INFOS

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