

Une ambulance a été incendiée et deux autres endommagées lundi 17 août 2026 au Centre de santé de référence de Kandoy, dans le territoire d’Aru, en Ituri. Les incidents sont survenus lors de tensions liées au transfert vers Aru d’un patient suspecté d’être atteint de la maladie à virus Ebola.
Selon les informations disponibles, les violences ont ciblé plusieurs véhicules sanitaires stationnés au sein de cette structure de santé. L’une des ambulances a été entièrement consumée par les flammes, tandis que les vitres de deux autres ont été brisées.
Un chauffeur d’ambulance de nationalité ougandaise a également été blessé au cours des incidents. Les circonstances précises de sa blessure ainsi que son état de santé n’ont pas été davantage détaillés.
À l’origine des tensions, l’opposition de certains motocyclistes au transfert d’un patient considéré comme suspect d’Ebola vers une autre structure de prise en charge. La crainte liée à la maladie aurait contribué à faire dégénérer la situation en actes de vandalisme contre les moyens de transport médical.
Le patient concerné est présenté comme suspecté d’être atteint d’Ebola. À ce stade, cette suspicion ne constitue pas un diagnostic confirmé et les informations disponibles ne précisent pas le résultat des examens effectués.
Ces violences interviennent alors que les équipes sanitaires poursuivent les activités de surveillance et de prise en charge dans le cadre de la riposte contre Ebola en Ituri. Les ambulances jouent notamment un rôle dans le transfert des patients et des personnes nécessitant une évaluation ou une prise en charge spécialisée.
La destruction et la dégradation de ces véhicules risquent ainsi de perturber les capacités de déplacement des équipes médicales dans une zone où la réponse sanitaire nécessite une intervention rapide.
Les autorités ont condamné les violences et appelé à l’identification des personnes impliquées afin qu’elles répondent de leurs actes conformément à la loi. Elles exhortent également la population à éviter les comportements susceptibles de compromettre le fonctionnement des services de santé.
Cet incident met une nouvelle fois en évidence les difficultés auxquelles peuvent être confrontées les équipes sanitaires lorsque la peur et les incompréhensions autour d’une épidémie alimentent les tensions communautaires. Les autorités sanitaires restent ainsi appelées à renforcer l’information de la population afin de faciliter la prise en charge des cas suspects et de préserver les moyens mobilisés dans la riposte.

Correspondant de YOKA INFOS à Bunia
Delphin ANECO est correspondant de YOKA INFOS à Bunia. Il couvre l’actualité politique, sécuritaire, économique et sociale en République démocratique du Congo, avec une attention particulière portée aux enjeux de la province de l’Ituri.

